Création de la fontaine 1579 (≈ 1579)
Première version avec nymphe en marbre rouge
1698 ou 1756
Déplacement de la fontaine
Déplacement de la fontaine 1698 ou 1756 (≈ 1756)
Disparition de la statue originale
21 octobre 1937
Classement monument historique
Classement monument historique 21 octobre 1937 (≈ 1937)
Inscription à l’inventaire des MH
1997
Ajout de *La Source*
Ajout de *La Source* 1997 (≈ 1997)
Œuvre contemporaine de Jens Boettcher
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine monumentale : inscription par arrêté du 21 octobre 1937
Personnages clés
Claude Lullier - Sculpteur du XVIe siècle
Auteur de la nymphe en marbre rouge
Philippe Boisson - Architecte du XVIIIe siècle
Concepteur de la fontaine actuelle
Jens Boettcher - Artiste contemporain
Créateur de *La Source* (1997)
Origine et histoire de la fontaine Saint-Quentin
La fontaine Saint-Quentin, située place Victor-Hugo à Besançon, trouve ses origines dans un ancien point d’eau romain daté d’environ 70 après J.-C. Ce réseau, reliant le bassin du square Castan à la Tour Saint-Quentin via un réservoir près de la cathédrale Saint-Jean, fut abandonné après la coupure de l’aqueduc romain plusieurs siècles plus tard. Ce premier système hydrique disparut, laissant place à une histoire plus récente.
Au XVIe siècle, la fontaine fut établie en 1579 au 128/130 de la Grande Rue, près de l’hôtel du comte de la Tour Saint-Quentin. Elle était alors décorée d’une nymphe en marbre rouge de Sampans, sculptée par Claude Lullier. L’eau jaillissait des seins de la statue, ce qui lui valut le surnom de fontaine de la Rousse ou de la Femme rousse parmi les Bisontins. La statue, victime d’outrages de la part de libertins, disparut lors du déplacement de la fontaine en 1698 (ou 1756), et sa trace fut perdue.
La fontaine actuelle, conçue par Philippe Boisson, fut érigée à son emplacement actuel et ornée en 1997 d’une œuvre contemporaine de Jens Boettcher intitulée La Source. Cette sculpture représente un buste de femme enceinte sans visage ni bras, marquant une rupture stylistique avec l’ornementation originale. La fontaine fut inscrite aux monuments historiques le 21 octobre 1937, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale.
Aujourd’hui, la fontaine Saint-Quentin reste un témoignage des évolutions artistiques et urbaines de Besançon, mêlant héritage médiéval, classicisme du XVIIe siècle et art contemporain. Son histoire reflète aussi les transformations des mentalités, depuis les outrages subis par la nymphe jusqu’à l’abstraction moderne de La Source.