Appel de Clermont par Urbain II 27 novembre 1095 (≈ 1095)
Origine historique commémorée.
1895
Lancement du projet
Lancement du projet 1895 (≈ 1895)
Idée commémorative pour le 8e centenaire.
1er octobre 1898
Inauguration de la fontaine
Inauguration de la fontaine 1er octobre 1898 (≈ 1898)
Monument achevé et dévoilé au public.
25 novembre 1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 25 novembre 1994 (≈ 1994)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine, au centre de la place (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 25 novembre 1994
Personnages clés
Urbain II - Pape (1088–1099)
A lancé l’appel aux croisades.
Jean Teillard - Architecte
Conçut piédestal et bassins en lave.
Henri Gourgouillon - Sculpteur
Auteur de la statue en bronze.
Origine et histoire de la fontaine d'Urbain II
La fontaine d'Urbain II, aussi appelée Monument des croisades, est une œuvre emblématique située place de la Victoire à Clermont-Ferrand. Elle a été conçue pour marquer le huitième centenaire de l’appel à la première croisade, lancé par le pape Urbain II lors du concile de Clermont en 1095. L’idée du monument émerge en 1895, et sa réalisation s’achève en 1898, année de son inauguration le 1er octobre. La fontaine allie des éléments architecturaux en lave de Volvic, typiques de la région, et une statue en bronze représentant Urbain II, orientée vers la cathédrale.
L’architecture de la fontaine, signée Jean Teillard, mêle des influences néo-gothiques et néo-classiques, avec un décor animalier stylisé. La statue sommitale, sculptée par Henri Gourgouillon, montre le pape désignant la Terre Sainte, rappelant son rôle historique dans la mobilisation des croisades. Ce monument, inscrit aux monuments historiques depuis 1994, symbolise à la fois l’héritage religieux de Clermont-Ferrand et son patrimoine artistique du XIXe siècle.
La fontaine s’inscrit dans un contexte commémoratif plus large, lié à l’identité médiévale de la ville. Son emplacement sur la place de la Victoire, face à la cathédrale, renforce son lien avec l’histoire locale et le concile de 1095. Les matériaux utilisés, comme la lave de Volvic, soulignent l’ancrage régional de l’œuvre, tandis que son style éclectique reflète les tendances artistiques de la fin du XIXe siècle en France.
Classée comme propriété communale, la fontaine est protégée pour sa valeur historique et artistique. Son inscription en 1994 témoigne de son importance dans le patrimoine clermontois. Les sources disponibles, incluant les bases Mérimée et Monumentum, confirment son statut de monument emblématique, à la fois lieu de mémoire et élément urbain majeur.