Cache de la statue 1295 (≈ 1295)
Statue de N.D. de Verdelais cachée face aux Anglais.
1390
Découverte par Isabelle de Foix
Découverte par Isabelle de Foix 1390 (≈ 1390)
Légende du *Pas de la Mule* révèle la statue.
1860
Création des statues
Création des statues 1860 (≈ 1860)
Six statues en grès par le sculpteur Clerc.
1895
Aménagement du site
Aménagement du site 1895 (≈ 1895)
Construction de la fontaine votive actuelle.
2010
Classement monument historique
Classement monument historique 2010 (≈ 2010)
Protection officielle de la fontaine et du monument.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La fontaine votive et le groupe commémoratif du Pas-de-la-Mule, situées au lieudit le Luc (cad. B 613, 394) : classement par arrêté du 14 décembre 2010
Personnages clés
Isabelle de Foix - Comtesse de Foix (XIVe siècle)
Découvrit la statue selon la légende.
Clerc - Sculpteur (XIXe siècle)
Auteur des six statues en grès.
Origine et histoire de la fontaine votive
La fontaine votive de Verdelais, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, fait partie d’un ensemble commémoratif lié à un pèlerinage marial. Elle se trouve au lieu-dit Le Luc, à environ 500 mètres de la basilique Notre-Dame, accessible par la route départementale D19e6. Ce site est indissociable d’une légende médiévale : en 1390, Isabelle, comtesse de Foix, aurait découvert par hasard une statue cachée de la Vierge Marie après que sa mule se soit arrêtée net, un pied coincé dans une pierre. Cet épisode, connu sous le nom du Pas de la Mule, donna naissance à une dévotion locale et justifia la protection de la statue, initialement dissimulée en 1295 pour échapper à l’invasion anglaise en Guyenne.
Le lieu fut aménagé en site de pèlerinage au XIXe siècle, avec la construction de la fontaine votive en 1895 et l’ajout d’un groupe sculptural en 1860. Ce dernier comprend six statues en grès céramique, réalisées par le sculpteur Clerc, représentant des scènes liées à la légende et à la dévotion mariale. L’ensemble, incluant la fontaine et le monument du Pas-de-la-Mule, fut classé au titre des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 2010. Aujourd’hui, le site reste un haut lieu de spiritualité et de patrimoine, géré par une association diocésaine.
La tradition orale et les sources écrites soulignent le rôle de ce monument dans la mémoire collective, mêlant histoire religieuse, art sculptural du XIXe siècle et héritage médiéval. La fontaine votive, associée à des pratiques de dévotion (eau bénite, processions), illustre la persistance des cultes mariaux en Aquitaine, tout en témoignant des techniques artistiques de l’époque, comme l’usage du grès céramique. Son classement recent confirme sa valeur patrimoniale, à la fois architecturale, historique et symbolique.