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Fontaine d'Aigoulène de Limoges en Haute-Vienne

Patrimoine classé
Patrimoine urbain
Fontaine
Haute-Vienne

Fontaine d'Aigoulène de Limoges

    Place du Champ-de-Foire
    87000 Limoges
Propriété de la commune
Fontaine dAigoulène de Limoges
Fontaine dAigoulène de Limoges
Fontaine dAigoulène de Limoges
Fontaine dAigoulène de Limoges
Crédit photo : F.Baker - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
763
Légende de l’émir Aygoland
vers 1200
Perfectionnement par Pierre Audier
XIIIe siècle
Restauration médiévale
1647
Ajout des sculptures animales
16 septembre 1949
Inscription aux monuments historiques
1994
Restauration et réinstallation
fin du XIXe siècle
Déplacement au Champ-de-Foire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La vasque : inscription par arrêté du 16 septembre 1949

Personnages clés

Émir Aygoland - Prisonnier légendaire Aurait offert la fontaine en 763.
Pierre Audier - Sénéchal du Limousin Perfectionna la fontaine vers 1200.
Louis Coulon - Voyageur du XVIIe siècle Décrit la fontaine en 1643.
Saint Martial - Figure religieuse locale Statue centrale aujourd’hui disparue.

Origine et histoire

La fontaine d'Aigoulène, située à Limoges en Haute-Vienne, est un vestige du XVe siècle, bien que sa tradition remonte à une légende liée à l’émir Aygoland, prisonnier après la destruction de la ville par Pépin le Bref en 763. Selon cette tradition, la fontaine aurait été offerte par cet émir, puis perfectionnée vers 1200 par Pierre Audier, sénéchal du Limousin, avant d’être restaurée au XIIIe siècle. Ces récits, bien que non vérifiés, soulignent son importance historique précoce.

En 1643, Louis Coulon décrit la fontaine comme un « unique ornement de la ville », servant à alimenter deux étangs utilisés pour nettoyer les rues deux fois par semaine. À cette époque, elle était déjà ornée de douze mufles de dauphins et de lions, ajoutés en 1647. Ces éléments décoratifs, aujourd’hui disparus, témoignent de son rôle à la fois pratique et esthétique dans la vie limougeaude.

La vasque monolithe en granit, d’une circonférence de douze mètres, fut déplacée à la fin du XIXe siècle au Champ-de-Foire (actuelle place Winston-Churchill), puis restaurée en 1994 avant d’être installée place Saint-Michel. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 16 septembre 1949. À l’origine, une statue de saint Martial, aujourd’hui disparue, trônait en son centre, renforçant son lien avec le patrimoine religieux local.

Les trous d’évacuation des eaux, aujourd’hui bouchés, rappellent l’emplacement des anciennes sculptures animales. La fontaine illustre ainsi les transformations urbaines de Limoges, entre utilité publique, symbolique religieuse et héritage médiéval. Son état actuel, bien que partiel, en fait un témoin majeur de l’histoire limousine.

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