Création de la place Confort 1556 (≈ 1556)
La place devient publique et triangulaire.
1760
Fontaine d'Antoine Michel Perrache
Fontaine d'Antoine Michel Perrache 1760 (≈ 1760)
Première fontaine moderne sur la place.
1793
Destruction de la pyramide
Destruction de la pyramide 1793 (≈ 1793)
Symbole révolutionnaire contre les anciens régimes.
1856
Fontaine de Liénard et Barbezat
Fontaine de Liénard et Barbezat 1856 (≈ 1856)
Financée par le legs de Louis Danton.
1877-1885
Construction de la fontaine actuelle
Construction de la fontaine actuelle 1877-1885 (≈ 1881)
Concours remporté par Gaspard André, inauguration en 1885.
18/05/1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 18/05/1992 (≈ 1992)
Protection officielle de la fontaine.
2011-2012
Restauration de la fontaine
Restauration de la fontaine 2011-2012 (≈ 2012)
Travaux majeurs avant réaménagement de la place.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine des Jacobins (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 18 mai 1992
Personnages clés
Gaspard André - Architecte
Concepteur de la fontaine actuelle (1885).
Antoine Michel Perrache - Ingénieur-architecte
Auteur de la fontaine de 1760.
Louis Danton - Tapissier et mécène
Finança la fontaine de 1856 par legs.
Claude-Marius Vaïsse - Préfet du Rhône
Statue prévue puis abandonnée après 1870.
Degeorges - Sculpteur
Auteur des statues des quatre figures lyonnaises.
Tony Desjardins - Architecte
Créa la fontaine de 1868 (démontée en 1877).
Origine et histoire
La place des Jacobins, située dans le quartier de Bellecour à Lyon, a connu plusieurs dénominations au fil des siècles. Jusqu’en 1782, elle s’appelait place Confort, en référence à une chapelle dédiée à Notre-Dame de Confort. Après cette date, elle prend le nom de place des Jacobins, en hommage aux religieux dominicains (ou Jacobins) qui occupaient les bâtiments du côté sud. Ces derniers furent nommés ainsi après que Philippe Auguste leur ait attribué un bâtiment à Paris, point de départ des pèlerins pour Saint-Jacques-de-Compostelle (Jacobus en latin). Sous Louis-Philippe (1830-1848), le couvent des Jacobins devint la préfecture du Rhône, et la place fut rebaptisée place de la Préfecture, puis place de l’Impératrice sous Napoléon III, avant de retrouver son nom actuel en 1871.
Au XVIe siècle, la place, alors triangulaire, était un lieu de marché et de rassemblement, fermé par des murs. Un obélisque pyramidal, érigé par Philippe Lalyame en 1556, y trônait avant d’être remplacé par une fontaine en 1760, conçue par Antoine Michel Perrache. La Révolution française vit la destruction de la pyramide en 1793, ne laissant que son piédestal jusqu’en 1813. Une nouvelle fontaine, financée par le legs du tapissier Louis Danton, fut installée en 1856, dessinée par Liénard et fondue par Barbezat. Cependant, jugée obsolète, elle fut démontée en 1877 pour laisser place à l’actuelle fontaine, inaugurée en 1885 après un concours remporté par l’architecte Gaspard André.
La fontaine actuelle, conçue par Gaspard André et ornée de statues réalisées par Degeorges, rend hommage à quatre figures lyonnaises : Hippolyte Flandrin (peintre), Gérard Audran (graveur), Guillaume Coustou (sculpteur) et Philibert Delorme (architecte). Inaugurée le 14 juillet 1885, elle fut inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1992. Son diamètre imposant (41,75 mètres) et sa statue centrale, initialement prévue pour honorer Claude-Marius Vaïsse (préfet controversé), furent modifiés après la chute du Second Empire. La statue, jamais installée, fut fondue en 1902.
La place des Jacobins a subi plusieurs réaménagements, notamment sous Napoléon III, où elle prit sa forme trapézoïdale actuelle. Au XXe siècle, des destructions (comme celle de l’îlot nord-ouest dans les années 1970) et des restaurations (notamment en 2011-2012) ont marqué son évolution. Aujourd’hui, la fontaine est un lieu symbolique, souvent utilisé pour des manifestations (coloration de l’eau en vert ou rouge) ou des événements culturels, comme la Fête des Lumières, où elle accueille des installations artistiques.
La fontaine des Jacobins incarne aussi les tensions sociales contemporaines. En avril 2023, elle fut le théâtre d’affrontements entre militants d’ultragauche et d’ultradroite, après l’interdiction d’une manifestation dans le Vieux-Lyon. Malgré ces épisodes, la place reste un espace central de la vie lyonnaise, accueillant braderies, festivals (comme le Lyon Braderie Festival en octobre) et initiatives solidaires, comme les Lumignons du cœur pendant la Fête des Lumières. Son réaménagement récent (2013-2024), avec élargissement des trottoirs et végétalisation, a renforcé son attrait pour les Lyonnais et les touristes.
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