Frise chronologique
Début XVIIe siècle
Propriété d'Henri de La Chapelle
Propriété d'Henri de La Chapelle
Début XVIIe siècle (≈ 1704)
Seigneur de Sion, premier propriétaire connu
1792
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Biens du prince de Condé saisis
1802
Rachat par des industriels
Rachat par des industriels
1802 (≈ 1802)
Allot, Mauclerc et Maudhuit acquéreurs
1809
Achat par François Demangeat
Achat par François Demangeat
1809 (≈ 1809)
Régisseur de fonderies nouveau propriétaire
1852
Acquisition par Poydras de la Lande
Acquisition par Poydras de la Lande
1852 (≈ 1852)
Armateur nantais dernier propriétaire connu
1883
Arrêt de l'activité
Arrêt de l'activité
1883 (≈ 1883)
Fin de la production métallurgique
1986–1987
Protection monument historique
Protection monument historique
1986–1987 (≈ 1987)
Classement et inscription des bâtiments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancienne maison de maître et maison de maître de 1825, à l'exception des parties classées (cad. F 428, 562) : inscription par arrêté du 1er avril 1986 ; Le pont en pierre à double arche dit des bourbiers ; la fonderie ; la chapelle Saint-Eloi ; les façades et les toitures de l'ancienne maison de maître ; les façades et les toitures de la maison de maître de 1825 (cad. YA 72, 55 ; F 428, 562) : classement par arrêté du 6 juillet 1987 ; Le pont en bois sur le trop-plein pavé ; la cheminée d'affinerie et la maison du directeur ; les deux bourbiers ; deux maisons d'ouvrier (cad. F 527, 563, 441, 442 ; YA 72) : inscription par arrêté du 6 juillet 1987
Personnages clés
| Henri de La Chapelle - Seigneur de Sion |
Premier propriétaire connu au XVIIe |
| Prince de Condé - Propriétaire avant 1792 |
Biens confisqués à la Révolution |
| François Demangeat (1758–1827) - Régisseur et industriel |
Propriétaire de 1809 à 1827 |
| Poydras de la Lande - Armateur nantais |
Dernier acquéreur en 1852 |
| Charles Jean Locquet de Grandville - Négociant malouin |
Propriétaire au XVIIIe siècle |
Origine et histoire
La forge de la Hunaudière, implantée à Sion-les-Mines (Loire-Atlantique), est un site industriel remontant au moins au début du XVIIe siècle. Initialement propriété d’Henri de La Chapelle, seigneur de Sion, elle passe par héritages et ventes successives à des familles nobles comme les Rougé ou le prince de Condé. Sous la Révolution, ses biens sont confisqués comme biens nationaux en 1792, puis revendus à des industriels locaux en 1802, dont François Demangeat, régisseur de fonderies.
Le site se spécialise dans la production de fonte (via un haut fourneau) et sa transformation en fer dans une affinerie, puis en clous via une clouterie. Son activité cesse en 1883. La forge conserve des éléments remarquables comme une cheminée d’affinerie du XVIIIe siècle, une chapelle Saint-Éloi, et deux maisons de maître (dont une de 1825). Elle est protégée en 1986–1987, avec des parties classées (ponts, façades, toitures) et inscrites au titre des monuments historiques.
Au XIXe siècle, la forge change encore de mains : l’armateur nantais Poydras de la Lande l’acquiert en 1852. Le site illustre l’évolution des techniques métallurgiques en Pays de la Loire, liée à l’exploitation du minerai local. Aujourd’hui, il mêle propriétés communale et privée, avec des vestiges témoignant de son passé industriel (bourbiers, maison du directeur, maisons d’ouvriers).
Les sources historiques (Belhoste, Goudé) soulignent son rôle dans l’économie régionale, tandis que la base Mérimée recense ses éléments architecturaux protégés. La forge incarne le patrimoine industriel de la Loire-Atlantique, entre héritage seigneurial, révolution technique et mémoire ouvrière.