Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine industriel Forge

Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines

  • Le Haut du Pont Jean
  • 44590 Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Forge de la Hunaudière à Sion-les-Mines
Crédit photo : Gregofhuest - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Propriété de Henri de La Chapelle
1825
Construction de la maison de maître
XVIIIe siècle
Construction de la cheminée
1883
Arrêt de l'activité
Années 1980
Protection du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancienne maison de maître et maison de maître de 1825, à l'exception des parties classées (cad. F 428, 562) : inscription par arrêté du 1er avril 1986 ; Le pont en pierre à double arche dit des bourbiers ; la fonderie ; la chapelle Saint-Eloi ; les façades et les toitures de l'ancienne maison de maître ; les façades et les toitures de la maison de maître de 1825 (cad. YA 72, 55 ; F 428, 562) : classement par arrêté du 6 juillet 1987 ; Le pont en bois sur le trop-plein pavé ; la cheminée d'affinerie et la maison du directeur ; les deux bourbiers ; deux maisons d'ouvrier (cad. F 527, 563, 441, 442 ; YA 72) : inscription par arrêté du 6 juillet 1987

Personnages clés

Henri de La Chapelle Seigneur de Sion et propriétaire de la forge au XVIIe siècle.
Henri IV Roi de France sous le règne duquel Henri de La Chapelle obtient l'érection en marquisat de sa seigneurie de Fougeray.
Charles Jean Locquet de Grandville Négociant et armateur à Saint-Malo, acquéreur du site au XVIIIe siècle.
François Demangeat Régisseur de la fonderie d'Indret et des forges de Moisdon-la-Rivière, propriétaire du site au début du XIXe siècle.
Poydras de la Lande Armateur nantais, acquéreur du site en 1852.

Origine et histoire de la Forge

La forge de la Hunaudière est située à Sion-les-Mines (Loire-Atlantique). Elle conserve une cheminée d'affinerie du XVIIIe siècle, une maison de maître datée de 1825 et plusieurs bâtiments liés à l'activité métallurgique. Au début du XVIIe siècle, la forge appartient à Henri de La Chapelle, seigneur de Sion ; sous Henri IV il obtient l'érection en marquisat de sa seigneurie de Fougeray. Par adjudication, les biens familiaux passent au maréchal de Créquy et à son épouse Catherine de Rougé, puis, par héritage, à Louis de Rougé puis à Innocente de Rougé. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, Innocente de Rougé vend l'ensemble à Charles Jean Locquet de Grandville, négociant et armateur à Saint-Malo. Le site est ensuite acquis par le prince de Condé ; en 1792, pendant la Révolution, ses biens sont confisqués comme biens nationaux et revendus en 1802 aux sieurs Allot, Mauclerc (maire de Sion) et Maudhuit. La propriété est revendue en 1809 à François Demangeat (1758–1827), régisseur de la fonderie d'Indret et des forges de Moisdon-la-Rivière, puis acquise en 1852 par l'armateur nantais Poydras de la Lande. Ancien site industriel depuis la seconde moitié du XVIe siècle, la forge produisait de la fonte à partir du minerai local dans un haut fourneau ; cette fonte était ensuite affinée, transformée en barres et travaillée en baguettes dans la fenderie puis en clous dans la clouterie. L'activité métallurgique s'est arrêtée en 1883. Le site a fait l'objet de protections au titre des monuments historiques dans les années 1980 : inscription en 1986, classement et nouvelle inscription en 1987. Les éléments conservés comprennent la cheminée d'affinerie du XVIIIe siècle, le bâtiment des forges, la maison de maître, la chapelle Saint-Éloi et l'étang de la Hunaudière.

Liens externes