Crédit photo : Reuchet, Fougerolles - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1547
Fondation du Blanc Murger
Fondation du Blanc Murger 1547 (≈ 1547)
Fondation de la forge du Blanc Murger, liée à la forge de Ruaux.
1628
Première mention de la forge
Première mention de la forge 1628 (≈ 1628)
La forge de Ruaux est mentionnée pour la première fois.
1754
Acquisition par Denis Viney
Acquisition par Denis Viney 1754 (≈ 1754)
Denis Viney acquiert la forge de Ruaux.
1841
Modernisation de la forge
Modernisation de la forge 1841 (≈ 1841)
Arthur de Buyer reçoit l'autorisation d'installer de nouveaux équipements.
1850
Construction de la halle à charbon
Construction de la halle à charbon 1850 (≈ 1850)
Construction de la halle à charbon, remarquable par son architecture.
1880
Fermeture de la forge
Fermeture de la forge 1880 (≈ 1880)
La forge de Ruaux cesse son activité.
1991
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1991 (≈ 1991)
La halle à charbon est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle à charbon (cad. 405AK 1) : inscription par arrêté du 16 juillet 1991
Personnages clés
Denis Viney
Propriétaire de la forge à partir de 1754.
Arthur de Buyer
Propriétaire ayant modernisé la forge en 1841.
Origine et histoire
La forge de Ruaux, également appelée Forgette, est un ancien site industriel situé à Plombières-les-Bains (Vosges), dans la région historique de Lorraine. La halle à charbon de l'ensemble industriel est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 16 juillet 1991. Le site présente un intérêt patrimonial en tant que témoignage de l'ancienne métallurgie dans les Vosges.
Mentionnée pour la première fois en 1628, la forge de Ruaux est la plus ancienne de la vallée de la Semouse après la forge du Blanc Murger, fondée en 1547, située environ cinq kilomètres en amont et à laquelle elle était liée ; cette dernière est toujours en activité en tant que tréfilerie. La forge de Ruaux fut acquise en 1754 par Denis Viney. Par une ordonnance du 12 novembre 1841, Arthur de Buyer reçut l'autorisation d'installer à la Forgette deux feux d'affinerie surmontés de fours à réverbère, exploitant les chaleurs perdues; la consistance de l'usine fut alors fixée à trois feux d'affinerie pour la fabrication du fer et à une tréfilerie équipée de cylindres et d'étireurs. Spécialisée dans la fabrication de roues de chariot, la forge cessa son activité en 1880. La vallée de la Semouse accueillit pendant plusieurs siècles, du XVIe siècle au milieu du XXe siècle, plus d'une dizaine de forges, d'où son surnom de « Vallée des Forges ».
Sur le plan architectural, le site comprend un logement de contremaître du XVIIIe siècle ; les ateliers de fabrication, un entrepôt industriel, des logements d'ouvriers, une écurie et une grange furent reconstruits à la fin du deuxième quart du XIXe siècle pour le nouveau propriétaire Arthur de Buyer. Un nouvel entrepôt industriel, la halle de charbon, d'environ 550 m2 au sol et remarquable par son architecture, fut construit vers 1850. Les bâtiments, aujourd'hui abandonnés et non entretenus, sont en ruine au milieu d'un boisement, et la toiture monumentale en laves de grès de la halle de stockage est complètement écroulée.
Le site se trouve sur une propriété privée, en bordure de rivière, à environ 360 mètres d'altitude sur la rive gauche de la Semouse, sur la commune de Plombières-les-Bains depuis le rattachement de Ruaux en 1973. Deux ponts relient le site à la RD20 en rive droite, sur la commune du Clerjus, où se situe l'habitation du lieu-dit La Forgette (anciennement Petite Forgette). La forge d'Allongis, établie en 1719 et située à environ 300 mètres en aval sur la rive droite de la Semouse, n'est plus représentée que par des vestiges visibles dans la forêt en contrebas de la RD20.