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Forge de Verrières à Lhommaizé dans la Vienne

Patrimoine classé
Patrimoine industriel
Forge

Forge de Verrières à Lhommaizé

    La Forge
    86410 Lhommaizé
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1595
Création de la forge
1661
Reconstruction totale
1764-1768
Construction du château
1787
Regroupement avec Goberté
1798
Apogée de la production
1840
Pic d’emploi
1886
Fermeture de la forge
1901
Centrale hydroélectrique
1990-1991
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelles du parc et parcelle G 169 abritant les vestiges du site industriel (cad. G 166, 167, 169 à 174, 177 à 181) : inscription par arrêté du 21 mai 1990 ; Château avec ses deux pavillons ; communs et fuye ; deux grilles d'entrée ; murs de clôture du domaine et cour d'honneur (cad. G 166, 167, 170, 171, 174 à 176, 179, 181) : classement par arrêté du 20 décembre 1991

Personnages clés

Duc de Mortemart - Propriétaire initial Commanditaire de la reconstruction en 1661.
Robert de Beauchamps - Maître de forges Famille exploitant la forge avant 1789.
Robert-Louis Penchaud - Architecte mentionné Associé au site (rôle non précisé).

Origine et histoire

La forge de Verrières, créée vers 1595, fut entièrement reconstruite en 1661 pour le duc de Mortemart dans la vallée de la Dive, où un étang de 20 hectares fut aménagé. Ce site industriel, propriété des ducs de Mortemart jusqu’à la Révolution, fut exploité par les Robert de Beauchamps, maîtres de forges, qui en devinrent propriétaires après sa vente comme bien national. À son apogée, il comprenait un haut fourneau, des affineries, des halles à charbon, et des logements pour ouvriers et contremaîtres.

En 1798, la forge était un complexe actif avec trois feux, deux affineries, et une chaufferie, produisant fer et fonte vendus dans la région. En 1840, elle employait 43 ouvriers et utilisait des machines hydrauliques et à vapeur. L’activité cessa en 1886, et les bâtiments furent transformés en distillerie, puis en dépendances agricoles après 1910. Une centrale hydroélectrique y fut installée en 1901, alimentant les communes voisines.

Le site, partiellement préservé, inclut les vestiges de l’atelier de distillerie, des logements de contremaîtres, et le château du maître des forges (1764-1768). Classé Monument Historique en 1990 et 1991, il témoigne de l’importance de la métallurgie poitevine. Les éléments subsistants, comme la turbine Teisset (1901) et les générateurs Hillairet Huguet (1904), illustrent son évolution technologique.

La forge joua un rôle clé dans l’économie locale, approvisionnant la Vienne, les Deux-Sèvres et la Vendée. Son déclin au XIXe siècle reflète les mutations industrielles de l’époque. Aujourd’hui, le site offre un intérêt archéologique et historique majeur, avec des vestiges classés et un parc entourant le château.

L’architecte Robert-Louis Penchaud est associé au site, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé dans les sources. Les bâtiments restants, comme les halles et les logements, montrent une architecture fonctionnelle typique des sites industriels d’Ancien Régime. La précision de localisation du site est jugée médiocre (note 5/10), avec une adresse approximative à 5118 La Forge, Lhommaizé.

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