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Forges de Buffon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine industriel Forge

Forges de Buffon

    Domaine des anciennes forges
    21500 Buffon
Propriété privée ; propriété de la commune
Forges de Buffon
Forges de Buffon
Forges de Buffon
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Forges de Buffon
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Forges de Buffon
Forges de Buffon
Forges de Buffon
Crédit photo : Travail personnel - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1768
Fondation de la forge
1768-1772
Construction des bâtiments
1777
Changement de gestion
1785
Crise financière
1791
Vente par les héritiers
1866
Fin de la sidérurgie
1923
Fin de l’activité industrielle
20 décembre 1943
Premier classement MH
10 février 2025
Classement complet du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiment de la forge proprement dit : classement par arrêté du 20 décembre 1943 ; La Grande Forge de Buffon, en totalité, comprenant : les bâtiments d'habitation et d'exploitation, y compris ceux de la cimenterie ; les jardins ; le canal de dérivation (biefs amont et aval) et ses murs de soutènement ; les vestiges de pont du bief amont ; la zone de lavage ou "patouillet" ; les vestiges du chemin de fer Decauville ; l'allée d'accès à la Grande Forge ; le barrage sur l'Armançon et tous ses accessoires ainsi que leurs fondations ; le sol des parcelles n° 133, n° 155, n° 165, n° 166, n° 167, n° 168, n° 620, n° 621, n° 622, n° 624, n° 625, n° 627, n° 683, n° 684, n° 685, n° 687, n° 688a, n° 691, n° 692 et n° 699, ainsi que le sol de la parcelle non cadastrée de l'allée d'entrée, figurant à la section C du cadastre de la commune, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté. Le tout situé Grande Forge : classement par arrêté du 10 février 2025

Personnages clés

Georges-Louis Leclerc de Buffon - Fondateur et naturaliste Créa la forge comme laboratoire scientifique.
Anne-Christine Marlin - Mère de Buffon Lui transmit les terres bourguignonnes.
Chesneau de Lauberdières - Gestionnaire frauduleux Pilla les forêts et fuit en 1785.
Élisabeth Daubenton - Belle-fille de Buffon Vendit la forge en 1842.
Antoine-Gabriel Jars - Inspecteur des forges royales Ami de Buffon, rapporta ses expériences.
Louis-Charles Caronge des Bornes - Maître de forges Adversaire dans un procès en 1784.

Origine et histoire

La Grande Forge de Buffon fut fondée en 1768 par Georges-Louis Leclerc de Buffon, naturaliste et scientifique renommé, sur des terres héritées de sa mère en Bourgogne. Passionné par la métallurgie, Buffon y appliqua ses théories scientifiques pour optimiser la production de fer, malgré la médiocre qualité du minerai local. Le site, conçu comme une « usine intégrée », regroupait ateliers, logements ouvriers, maison du maître, chapelle et jardins, alimentés par la force hydraulique de l’Armançon. Ses expériences, comme la mesure du refroidissement de sphères de fer pour estimer l’âge de la Terre, provoquèrent des controverses avec l’Église.

Entre 1768 et 1772, Buffon développa la forge avec l’aide de maîtres de forge, produisant jusqu’à 450 tonnes de fer annuellement grâce à un haut fourneau et des roues à aubes. Le site fournissait des grilles pour le Jardin des Plantes de Paris et servait de laboratoire pour des innovations comme l’amélioration des canons. Cependant, la gestion fut confiée en 1777 à Chesneau de Lauberdières, qui pilla les ressources avant de fuir en 1785, plongeant la forge dans des difficultés financières. Buffon, accaparé par ses travaux scientifiques, ne put redresser la situation avant sa mort en 1788.

Vendue en 1791 par ses héritiers, la forge continua son activité sidérurgique jusqu’en 1866, date à laquelle une crue dévastatrice de l’Armançon y mit fin. Le site fut alors converti en cimenterie jusqu’en 1923, avant d’être préservé comme monument historique. Classée partiellement en 1943 puis intégralement en 2025, la Grande Forge illustre l’héritage industriel et scientifique de Buffon, mêlant progrès technique, vie communautaire et patrimoine architectural.

Aujourd’hui propriété privée, le site est ouvert au public depuis 1978, grâce à des associations puis aux propriétaires actuels, descendants d’une lignée liée à Buffon. Ses bâtiments, dont le haut fourneau et ses grilles monumentales forgées sur place, témoignent d’une approche pionnière de l’organisation du travail et de l’innovation métallurgique au siècle des Lumières. Le barrage, le canal de dérivation et les vestiges du chemin de fer Decauville complètent ce patrimoine exceptionnel.

La forge fut aussi un lieu d’expérimentation pour la fabrication de coke, via la « Compagnie pour l’exploitation du charbon de terre », fondée avec des figures comme Jacques Necker. Bien que financièrement décevante pour Buffon, cette aventure reflète son engagement pour les sciences appliquées. Le site, protégé pour ses façades, jardins et équipements hydrauliques, reste un symbole de l’alliance entre industrie, science et patrimoine en Bourgogne-Franche-Comté.

Devenir actuel

L'association pour la sauvegarde de la grande forge de Buffon a permis son ouverture au public de 1978 à 1997.

Liens externes