Fondation des forges 1821 (≈ 1821)
Création des forges par Jean-Baptiste Garrigou.
1826
Construction des forges
Construction des forges 1826 (≈ 1826)
Début de la construction sous Augustin de Lapeyrière.
1830
Début de l'activité
Début de l'activité 1830 (≈ 1830)
Mise en service des hauts-fourneaux et ateliers.
1880
Fin de l'activité métallurgique
Fin de l'activité métallurgique 1880 (≈ 1880)
Arrêt de la production métallurgique.
1991
Inscription historique
Inscription historique 1991 (≈ 1991)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logement des ouvriers ; deux pavillons d'entrée avec le portail de pierre ; bâtiment des hauts-fourneaux ; bâtiment de la forge (cad. B 8, 10, 841) : inscription par arrêté du 17 juin 1991
Personnages clés
Jean-Baptiste Garrigou
Fondateur des forges de Caussanus et des forges de Courbeval.
Augustin de Lapeyrière
Beau-frère de Garrigou, responsable de la construction et du développement des forges.
Origine et histoire des Forges
Les forges de Caussanus, situées à Bruniquel (Tarn-et-Garonne), ont été fondées en 1821 par Jean‑Baptiste Garrigou, qui avait précédemment créé les forges de Courbeval en 1807. Garrigou les revend rapidement à son beau‑frère Augustin de Lapeyrière, qui engage la construction en 1826 pour traiter les minerais de Penne et de Puycelsi ; l'activité débute en 1830. À cette époque l'établissement comprenait deux hauts‑fourneaux au charbon de bois, trois feux d'affinerie, deux laminoirs, deux fours à réverbère, trois halles à charbon, des ateliers, des logements d'ouvriers et la maison du directeur. Par la suite, les forges sont rattachées à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. L'activité métallurgique cesse en 1880 ; une usine de phosphates lui succède vers 1884, puis, après la Seconde Guerre mondiale, l'usine chimique Bozel‑Malétra, productrice de lessive, abandonne le site. Architecturalement, les deux hauts‑fourneaux forment un massif pyramidal unique en pierre de taille très bien appareillée, ceinturé de tirants métalliques, auquel est adossé un troisième petit four en pierres de taille moins soignées, vraisemblablement d'époque plus tardive. Le chemisage de ces trois fours est intact. La façade antérieure à fronton de l'ancienne halle de coulée, avec ses baies et son portail en plein cintre, est particulièrement soignée, alors que du bâtiment de la forge ne subsistent que des vestiges. Les forges de Caussanus constituent l'un des rares ensembles de hauts‑fourneaux conservés dans la région et sont inscrites au titre des monuments historiques en 1991.