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Forges de Grand-Valay en Haute-Saône

Patrimoine classé Patrimoine industriel Forge

Forges de Grand-Valay

    42-46 Rue de Châtelard
    70140 Valay
Propriété privée
Forges de Grand-Valay
Forges de Grand-Valay
Crédit photo : JGS25 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
22 novembre 1689
Lettres patentes
1778
Exploitation par Rossigneux
1825
Machine à vapeur
milieu du XVIIIe siècle
Construction logement patronal
1875
Fermeture des forges
1905
Transformation en scierie
1997
Inscription MH
1999
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la halle à charbon (cad. AD 4) ; façades et toitures des logements ouvriers (cad. AD 1, 2, 5) : inscription par arrêté du 9 juillet 1997 - Façades et toitures de l'habitation du maître de forges (cad. AD 3) ; ensemble des autres bâtiments, y compris le haut fourneau (à l'exception de l'ancienne grange et écurie, et de l'ancienne halle à charbon) (cad. AD 1, 3) : classement par arrêté du 2 juillet 1999

Personnages clés

Joseph-François Pétremand de Valay - Fondateur et propriétaire Titulaire des lettres patentes de 1689.
Famille Rossigneux - Maîtres de forges Exploitants à partir de 1778.
Adrien Rochet - Locataire des forges Exploitant en 1791.
Frères Ménans - Fermiers puis constructeurs Locataires à partir de 1834.
Gustave Robinet - Acquéreur vers 1854 Propriétaire avant la fermeture.

Origine et histoire

Les forges de Grand-Valay, implantées à Valay (Haute-Saône), furent édifiées à la fin du XVIIe siècle sous l’impulsion de Joseph-François Pétremand de Valay, titulaire de lettres patentes datées du 22 novembre 1689. Le site, exploitant l’énergie hydraulique de la Tourouge pour actionner ses soufflets, produisait des fontes réputées, exportées vers d’autres forges régionales comme celles de Moncley ou Pesmes. Au XVIIIe siècle, la famille Rossigneux en prit la gestion, maintenant une production annuelle d’environ 500 tonnes de fonte, malgré des périodes d’inactivité dues aux pénuries d’eau.

Le complexe industriel, organisé autour d’un haut fourneau adossé à un talus et couvert d’un toit à croupes, comprenait une halle de coulée en contrebas, une halle à charbon, ainsi que des logements ouvriers et patronaux en moellon de calcaire. Ces derniers, datés du milieu du XVIIIe siècle, illustrent l’organisation sociale du site. En 1783, deux roues hydrauliques actionnaient les soufflets et un patouillet, avant l’introduction précoce d’une machine à vapeur (6 ch) vers 1825, marquant une modernisation technique.

L’activité métallurgique cessa en 1875, laissant place à une scierie en 1905, spécialisée dans les pièces de bâtiment et les traverses de chemin de fer, avec une capacité de 1 500 tonnes annuelles. La scierie, équipée d’un moteur à gaz pauvre dans les années 1930, ferma définitivement en 1970. Le site, partiellement démoli et transformé en 1888, fut inscrit aux monuments historiques en 1997 puis classé en 1999, préservant ainsi un patrimoine industriel emblématique de la région.

Les bâtiments, caractéristiques de l’architecture industrielle d’Ancien Régime, incluent des toits à longs pans, des contreforts, et des plaques commémoratives, comme celle de 1790 dans le logement patronal. La propriété, restée dans la famille Pétremand de Valay jusqu’au milieu du XIXe siècle, fut ensuite louée à divers maîtres de forges, dont Adrien Rochet (1791) ou les frères Ménans (à partir de 1834), avant son acquisition par Gustave Robinet vers 1854. L’usine, réglementée par arrêté préfectoral en 1886, conserve aujourd’hui les traces de son évolution technologique, comme les vestiges de chaudières dans la halle de coulée.

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