Frise chronologique
1668
Fondation des forges
Fondation des forges
1668 (≈ 1668)
Création par Louis II de Bourbon-Condé au Moulin Péan.
2 décembre 1668
Décision de construction
Décision de construction
2 décembre 1668 (≈ 1668)
Conseil des princes approuve l’usine à fer.
1860
Traité de libre-échange
Traité de libre-échange
1860 (≈ 1860)
Concurrence anglaise accélère le déclin.
1869
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1869 (≈ 1869)
Fin de l’activité sidérurgique traditionnelle.
1939-1942
Camp d’internement
Camp d’internement
1939-1942 (≈ 1941)
Accueil de réfugiés espagnols et Tsiganes.
1985
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1985 (≈ 1985)
Protection des halles et ponts des Bourbiers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halles dites neuve et du fourneau ainsi que les deux ponts des Bourbiers (cad. E 774) : inscription par arrêté du 20 novembre 1985
Personnages clés
| Louis II de Bourbon-Condé - Prince et fondateur |
Commanditaire des forges en 1668. |
| René Saget - Technicien contractant |
Responsable de la construction initiale. |
Origine et histoire
Les forges de Moisdon-la-Rivière furent fondées en 1668 sous l’impulsion de Louis II de Bourbon-Condé, baron de Châteaubriant, afin d’exploiter les ressources minières et forestières locales. Installées au bord du Don, elles comprenaient deux hauts fourneaux, une forge d’affinerie et un atelier de fenderie, produisant des barres de fer standardisées pour la marine royale. L’énergie hydraulique et le charbon de bois alimentaient ce complexe novateur pour l’époque.
Au XVIIIe siècle, les forges connurent leur apogée, mais l’industrialisation du XIXe siècle, marquée par l’adoption de la houille et de la vapeur, rendit leur modèle obsolète. La concurrence anglaise, exacerbée par le traité de libre-échange de 1860, précipita leur déclin. La forge ferma définitivement en 1869, avant d’être reconvertie en cidrerie, puis en féculerie au XXe siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le site servit de camp d’internement pour des réfugiés espagnols (1939) et des Tsiganes (1940-1942). Sauvé de la démolition en 1952 par une SCI, il devint un lieu de loisirs et abritera un musée à partir de 1984, rénové en 2013. Les halles et ponts des Bourbiers, classés en 1985, témoignent aujourd’hui de ce patrimoine industriel.
L’architecture des forges reposait sur un ensemble cohérent : ateliers de production, halles à charbon, et logements pour ouvriers et maîtres de forge. Leur fonctionnement illustre l’intégration des savoir-faire métallurgiques traditionnels, avant leur remplacement par les méthodes industrielles modernes. Le site, propriété communale, conserve une valeur historique et mémorielle majeure en Pays de la Loire.