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Forges de Rans dans le Jura

Patrimoine classé Patrimoine industriel Forge
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Forges de Rans
Crédit photo : Patrick Charpiat - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée ; propriété privée
39700 Rans, Village

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
13 janvier 1705
Fondation autorisée
1798
Rachat par Léonard Caron
1854-1857
Modernisation majeure
1863
Pic d’emploi
1891
Fermeture des forges
1938-1976
Activité Distibois
21 décembre 1984
Protection MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bâtiments industriels, en totalité, à l'exclusion de l'ancien bâtiment des turbines ; façades et toitures de la maison du Directeur (cad. ZK 200, 212) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984

Personnages clés

Prince de Bauffremont - Fondateur Autorisé par arrêt royal en 1705
Léonard Caron - Propriétaire post-révolutionnaire Rachat des forges en 1798

Origine et histoire des Forges

Les forges de Rans, fondées en 1705 par le prince de Bauffremont sur les bords du Doubs, étaient initialement composées d’un haut fourneau, d’une forge et de feux d’affinerie. Autorisées par un arrêt royal du 13 janvier 1705, elles furent rachetées en 1798 par Léonard Caron. En 1790, l’ensemble comptait déjà deux feux d’affinerie, illustrant une production métallurgique en expansion.

Entre 1854 et 1857, l’usine fut profondément modernisée pour devenir le centre principal de la Société des Hauts Fourneaux, Fonderies et Forges de Franche-Comté. Quatre hauts fourneaux furent construits (deux au bois, deux au coke en 1863), tandis que le personnel passait de 27 ouvriers en 1840 à 250 en 1863. Le minerai provenait des mines à ciel ouvert d’Ougney, reliées par voie ferrée, avant leur fermeture en 1922.

Le déclin s’amorça à la fin du XIXe siècle : les fourneaux au bois, jugés non rentables, furent démolis vers 1870, ne laissant qu’un haut fourneau au coke actif jusqu’en 1891. L’usine fut reprise en 1938 par Distibois pour produire du charbon de bois jusqu’en 1976. Une centrale hydroélectrique, construite en 1920, fonctionna jusqu’en 1988. Les bâtiments, partiellement inscrits aux Monuments Historiques en 1984, sont aujourd’hui désaffectés et dégradés.

Les vestiges actuels incluent des ateliers en brique et fonte (toits en tuiles mécaniques ou ciment-amiante), le logement patronal à demi-croupes, et des logements ouvriers à travées. Le site, dernier exemple jurassien de haut fourneau au coke, conserve aussi des équipements industriels comme des cuves, des moteurs Oerlikon, et un ventilateur Meidinger. Son crassier, autrefois séparé par le Doubs, est aujourd’hui arasé.

L’histoire des forges reflète les mutations technologiques (passage du bois au coke, récupération de chaleur en 1840) et économiques de la métallurgie française. Leur protection en 1984 soulignait leur valeur patrimoniale, malgré un état de conservation précaire au XXIe siècle. Le site reste un témoignage clé de l’industrialisation rurale en Franche-Comté.

Liens externes

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