Fondation des forges 1705 (≈ 1705)
Établissement des forges par un arrêt du Conseil du roi.
1798
Acquisition par Léonard Caron
Acquisition par Léonard Caron 1798 (≈ 1798)
Léonard Caron acquiert les forges de Rans.
1854-1857
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1854-1857 (≈ 1856)
Démolition et reconstruction partielle des forges pour en faire le centre principal de fabrication de la fonte.
1870
Arrêt des fourneaux au bois
Arrêt des fourneaux au bois 1870 (≈ 1870)
Les hauts fourneaux au bois, moins rentables, sont progressivement arrêtés et démolis.
1891
Cessation d'activité
Cessation d'activité 1891 (≈ 1891)
L'usine cesse son activité de production de fonte.
1920
Construction centrale hydroélectrique
Construction centrale hydroélectrique 1920 (≈ 1920)
Une centrale hydroélectrique est construite et sert de bâtiment d'eau jusqu'en 1976.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1984 (≈ 1984)
Les bâtiments industriels et le logement patronal sont inscrits aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiments industriels, en totalité, à l'exclusion de l'ancien bâtiment des turbines ; façades et toitures de la maison du Directeur (cad. ZK 200, 212) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
Léonard Caron
Industriel ayant acquis les forges en 1798.
Victor Dupont
Architecte responsable de la reconstruction des forges au XIXe siècle.
Origine et histoire des Forges
Établies sur la rive du Doubs à Rans par un arrêt du Conseil du roi du 13 janvier 1705, les forges ont d'abord regroupé un haut fourneau, une forge et des feux d'affinerie, état décrit en 1790. L'ensemble est acquis vers 1798 par Léonard Caron puis intégré, dès 1854, à la société des Hauts Fourneaux, Fonderies et Forges de Franche-Comté. Pour en faire le centre principal de fabrication de la fonte et assurer l'approvisionnement de la « forge neuve » de Fraisans, l'usine est partiellement démolie et reconstruite entre 1854 et 1857. Reliées par une voie ferrée aujourd'hui disparue aux installations de Fraisans et à la mine d'Ougney, les forges exploitent un minerai d'abord extrait à Dampierre puis, dès 1846, à la mine à ciel ouvert d'Ougney. En 1857 fonctionnent trois hauts fourneaux au bois et deux au coke ; les fourneaux au bois, moins rentables, sont progressivement arrêtés et démolis vers 1870, si bien qu'en 1877 seul subsiste un haut fourneau au coke. L'usine cesse son activité en 1891. Des améliorations techniques sont attestées : récupération de la chaleur des gaz du gueulard pour la soufflerie en 1840 et, après les reconstructions des années 1850, deux machines soufflantes à six pistons en fonte actionnées par deux machines à vapeur de 100 ch. L'effectif passe de 27 ouvriers en 1840 à environ 250 en 1863, puis à 125 en 1878. Reprise par la société Distibois, l'usine est occupée de 1938 à 1976 pour la fabrication de charbon de bois ; cette entreprise aménage notamment un laboratoire au rez-de-chaussée du logement patronal. Une centrale hydroélectrique, portant la date de 1920, sert de bâtiment d'eau à l'entreprise jusqu'en 1976, puis retrouve une autonomie et reste la seule installation active en 1988, tandis que les autres bâtiments tombent en ruine. Certaines installations et équipements de Distibois ont été démontés ; subsistent des cuves, trois petits moteurs Oerlikon, un ventilateur Meidinger et deux pompes. Inscrits aux monuments historiques le 21 décembre 1984, les bâtiments industriels (à l'exclusion de la centrale) et le logement patronal (façades et toiture) constituent les vestiges protégés de ce site métallurgique, dernier exemple de haut fourneau au coke du Jura. Aujourd'hui, les bâtiments inscrits sont en partie désaffectés et dégradés, certains sans toiture.