Construction des forges 1600-1650 (≈ 1625)
Les forges sont édifiées au début du XVIIe siècle, probablement pour répondre aux besoins croissants en fer de la région.
1700-1800
Apogée de l'activité
Apogée de l'activité 1700-1800 (≈ 1750)
Les forges fonctionnent à plein régime, alimentées par les hauts fourneaux de Maisey-le-Duc et Nod-sur-Seine.
1839
Fermeture des forges
Fermeture des forges 1839 (≈ 1839)
Incapables de rivaliser avec les usines modernes, les forges cessent leur activité.
1994
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 1994 (≈ 1994)
Les bâtiments sont protégés par un arrêté du 7 juin 1994, reconnaissant leur valeur patrimoniale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Maîtres de forges locaux
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Seigneurs régionaux
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Architectes et ingénieurs
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Origine et histoire des Forges
Les forges de Rochefort-sur-Brévon, situées en Côte-d'Or, sont un ensemble industriel emblématique du XVIIe siècle, témoignant de l'essor de la sidérurgie en Bourgogne. Construites au début du XVIIe siècle, ces forges étaient initialement destinées à la production de fer, exploitant les ressources naturelles locales, notamment le bois et le minerai de fer. Leur construction fut probablement commanditée par des maîtres de forges locaux ou des seigneurs régionaux, bien que les archives précises sur les commanditaires restent floues. Ces installations s'inscrivaient dans un réseau plus large de production métallurgique, en lien avec les hauts fourneaux voisins de Maisey-le-Duc et Nod-sur-Seine.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, les forges de Rochefort-sur-Brévon jouèrent un rôle économique crucial dans la région, alimentant en fer les ateliers artisanaux et les constructions locales. Leur fonctionnement reposait sur une organisation complexe, intégrant des moulins à eau pour actionner les marteaux-pilons et des canaux pour acheminer le minerai. Cependant, dès le début du XIXe siècle, la concurrence des usines modernes, notamment celles inspirées des modèles anglais, devint insoutenable. En 1839, les forges cessèrent définitivement leur activité, marquant la fin d'une ère industrielle locale.
Abandonnées pendant des décennies, les forges furent partiellement détruites ou laissées à l'état de ruines. Leur valeur patrimoniale fut finalement reconnue en 1994, lorsque les bâtiments furent inscrits au titre des Monuments historiques. Depuis, des travaux de restauration ont été entrepris pour préserver ces vestiges, notamment la forge d'amont, située près du pont traversant l'étang, et la forge d'aval, implantée dans le parc du château. Ces efforts visent à restituer leur aspect d'origine et à les intégrer dans un circuit touristique mettant en valeur le patrimoine industriel de la région.
Aujourd'hui, les forges de Rochefort-sur-Brévon constituent un témoignage rare de l'architecture industrielle ancienne en Bourgogne. Leur étude permet de mieux comprendre les techniques métallurgiques du passé et l'évolution des modes de production. Elles illustrent également les défis posés par la préservation du patrimoine industriel, souvent moins médiatisé que les monuments religieux ou civils. Leur histoire reflète les mutations économiques et technologiques qui ont façonné les paysages et les sociétés locales.