Construction initiale XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification des deux forges et début d'activité.
1839
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1839 (≈ 1839)
Arrêt de la production face à la concurrence.
7 juin 1994
Première protection
Première protection 7 juin 1994 (≈ 1994)
Inscription partielle aux Monuments historiques.
27 décembre 2017
Protection étendue
Protection étendue 27 décembre 2017 (≈ 2017)
Inscription de l’ensemble du site et ouvrages.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Forges (cad. C 10, 70) : inscription par arrêté du 7 juin 1994 (abrogé) ; Les forges d'amont et d'aval, les bâtiments de scierie et de fenderie ainsi que leurs ouvrages d'art, leurs biefs et leur bassin, en totalité, soit : la forge d'amont, ses biefs et ses vannages ; le miroir d'eau, sa digue et sa retenue d'eau ; les ponceaux ; la forge d'aval, son bief et son bassin, ainsi que la retenue d'eau du château ; les ponts menant au château ; la scierie, son bief, son vannage et son bassin ; la fenderie constituée de ses bâtiments d'habitation, son moulin et son usine, sa grille d'entrée, ses biefs, ses vannages et son bassin (cad. C 8, 9, 10, 11, 12, 14, 16, 67, 70, 71, 72, 73, 154, 155 et 158 ; ZE 24, 26 et 30 et sur la route et la rivière non cadastrées) : inscription par arrêté du 27 décembre 2017
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire
Les forges de Rochefort-sur-Brévon, situées en Côte-d’Or dans la région Bourgogne-Franche-Comté, sont deux édifices industriels datant principalement du XVIIe siècle, bien que leur activité se soit prolongée au XVIIIe siècle. Ces forges, composées d’un ensemble d’amont et d’aval, étaient étroitement liées au fonctionnement des hauts fourneaux de Maisey-le-Duc et de Nod-sur-Seine. Leur production sidérurgique, typique de la région du Châtillonnais, reflétait les techniques métallurgiques traditionnelles avant l’industrialisation moderne.
La forge d’amont se trouve au cœur du village, près d’un pont traversant l’étang, tandis que la forge d’aval est intégrée au parc du château local. Les bâtiments, partiellement restaurés, conservent des éléments architecturaux caractéristiques de leur époque, comme les biefs, vannages et bassins hydrauliques, essentiels à leur fonctionnement. Ces infrastructures, aujourd’hui protégées, illustrent l’ingéniosité des systèmes pré-industriels exploitant la force hydromécanique.
L’activité des forges a cessé en 1839, incapables de rivaliser avec les usines modernes de type anglais. Leur importance historique a cependant été reconnue par une inscription au titre des Monuments historiques en 1994, puis étendue en 2017 pour inclure l’ensemble des ouvrages (scierie, fenderie, ponts, et systèmes hydrauliques). Ces protections soulignent leur rôle clé dans le patrimoine industriel bourguignon et leur valeur architecturale.
Le site s’inscrit dans une tradition sidérurgique plus large du Châtillonnais, région marquée par l’exploitation du minerai de fer et des forêts pour le charbon de bois. Les forges de Rochefort-sur-Brévon, avec celles d’Ampilly-le-Sec, témoignent de cette activité économique majeure, aujourd’hui disparue mais documentée par des vestiges encore visibles. Leur préservation permet d’étudier les transitions technologiques et sociales de la révolution industrielle en France.
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