Approbation du projet 1880 (≈ 1880)
Projet de construction approuvé par la Chambre de commerce.
1888
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1888 (≈ 1888)
Mise en service de la forme de radoub.
1978
Fin d'utilisation
Fin d'utilisation 1978 (≈ 1978)
Désaffectation définitive du bassin.
28 mars 2008
Classement historique
Classement historique 28 mars 2008 (≈ 2008)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La forme de radoub en totalité, avec ses portes en fer (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 28 mars 2008
Personnages clés
Jourde - Ingénieur
Concepteur de la forme de radoub.
Origine et histoire de la Forme de radoub
La forme de radoub de Granville est un aménagement portuaire conçu pour la réparation des navires, notamment des terre-neuviers. Sa construction, approuvée en 1880, s’inscrit dans la continuité des travaux d’aménagement du port entamés dès la fin du XVIIIe siècle. Achevée en 1888, elle se distingue par sa structure en blocs de granit assemblés en queue d’aronde, offrant une résistance optimale aux poussées maritimes. Son système de vidange, exploitant les grandes marées, la dispense de pompage artificiel, une particularité technique remarquable pour l’époque.
La forme, de plan ovale, a été utilisée jusqu’en 1978 avant d’être désaffectée. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 28 mars 2008, incluant ses portes en fer. Ce classement souligne son importance patrimoniale, liée à l’histoire maritime et industrielle de Granville. Le projet fut porté par la Chambre de commerce locale, reflétant les besoins croissants en infrastructures pour soutenir l’activité des pêcheurs et des navires commerciaux.
Située quai du Pan-Coupé, la forme de radoub illustre l’ingénierie portuaire du XIXe siècle en Normandie. Son architecte, l’ingénieur Jourde, a conçu un ouvrage durable, toujours visible aujourd’hui. Bien que propriété du département de la Manche, son entretien et sa préservation font l’objet d’attentions particulières, comme en témoignent les mobilisations locales pour sa sauvegarde, mentionnées dans la presse régionale en 2009.