Construction de la vieille Forme 1669–1671 (≈ 1670)
Première forme de radoub française, modèle anglais.
1683–1725
Édification de la Forme double
Édification de la Forme double 1683–1725 (≈ 1704)
Innovations : bateau-porte et parois en gradins.
1853–1861
Construction de la Forme Napoléon III
Construction de la Forme Napoléon III 1853–1861 (≈ 1857)
Bassin pour grands vaisseaux de guerre.
11 juin 1928
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 11 juin 1928 (≈ 1928)
Protection de l’arsenal de Rochefort.
1988–1989
Classement des trois formes
Classement des trois formes 1988–1989 (≈ 1989)
Protection définitive des bassins.
2020
Label Grand Site de France
Label Grand Site de France 2020 (≈ 2020)
Reconnaissance du site Estuaire de la Charente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La forme numéro 3 dite Forme Napoléon III (cad. AC 365) : inscription par arrêté du 7 mars 1988 - La forme numéro 1 dite Vieille Forme (cad. BI 100, 101, 103) : classement par arrêté du 9 mai 1989 - La forme numéro 2 dite Forme Double (cad. BI 129) : classement par arrêté du 9 mai 1989
Personnages clés
Le Vau - Ingénieur
Concepteur de la vieille Forme (1669–1671).
Origine et histoire des Formes de radoub
Les formes de radoub de l’arsenal de Rochefort, situées en Charente-Maritime, constituent un ensemble exceptionnel de trois bassins maçonnés conçus pour la fabrication et la réparation des coques de navires. La plus ancienne, dite « vieille Forme », fut construite entre 1669 et 1671 par l’ingénieur Le Vau sur un modèle anglais, marquant une première en France. Initialement fermée par des portes-écluses en bois, elle fut maçonnée et dallée en raison de l’effondrement des parois en terre et de l’affaissement du fond. Agrandie entre 1874 et 1878, elle adopta un bateau-porte et une pompe à vapeur au XXe siècle, avant d’être restaurée vers 1990 après un envasement post-Seconde Guerre mondiale.
La « Forme double », édifiée entre 1683 et 1725 à proximité de la première, introduisit deux innovations majeures : un bateau-porte pour la fermeture et des parois en gradins facilitant les travaux internes. Au XVIIIe siècle, une machine hydraulique actionnée par un manège à chevaux permettait d’évacuer l’eau des bassins. Ces formes, complétées par des machines et des couvertures, illustrent l’évolution technique des arsenaux français, avant d’être classées ou inscrites comme Monuments Historiques entre 1928 et 1989.
La troisième forme, dite « de Napoléon III », fut construite entre 1853 et 1861 pour accueillir les grands vaisseaux de guerre de l’époque. Également fermée par un bateau-porte, elle complète cet ensemble remarquable, aujourd’hui dévasé et remis en état. Ces trois bassins, protégés et labellisés (notamment par le Grand Site de France en 2020), témoignent de l’importance stratégique de Rochefort dans l’histoire navale française, des débuts de la marine royale à l’ère industrielle.