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Fort Charles-Félix à Aussois en Savoie

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fort Barrière de l'Esseillon
Fort Charles-Félix
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Fort Charles-Félix
Fort Charles-Félix
Fort Charles-Félix
Fort Charles-Félix
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
73500 Aussois, D215G

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1815
Congrès de Vienne
1819-1834
Construction des forts
1860
Traité de Turin
1943
Seconde Guerre mondiale
1970
Début des restaurations
1983-1991
Classements monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Forts de l'Esseillon : Fort Charles-Félix (cad. E 226) : classement par arrêté du 27 juin 1983

Personnages clés

Napoléon III - Empereur des Français Ordonne la destruction partielle en 1860.
William Turner - Peintre anglais Immortalise les forts vers 1830 dans une aquarelle.
Montalembert - Ingénieur militaire Modèle architectural des fortifications.

Origine et histoire du Fort Charles-Félix

Le fort Charles-Félix est l’un des cinq ouvrages de la barrière de l’Esseillon, édifiée entre 1819 et 1834 sur un verrou rocheux dominant la haute-vallée de l’Arc, près d’Aussois (Savoie). Financée par les indemnités françaises versées au royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne (1815), cette série de fortifications visait à protéger le col du Mont-Cenis et les possessions autrichiennes en Italie. Sous pression autrichienne, ces forts remplaçaient les anciennes défenses du val de Suse, détruites en 1796 par Napoléon. Leur modèle architectural, inspiré de Montalembert, privilégiait des tours à canons et des tirs croisés entre les ouvrages.

Conçus pour abriter jusqu’à 10 000 hommes, les forts de l’Esseillon n’ont jamais connu de combat. L’alliance franco-sarde de 1857 les rendit obsolètes, et le traité de Turin (1860) imposa leur destruction après l’annexion de la Savoie par la France. Seul le fort Charles-Félix fut partiellement démantelé sur ordre de Napoléon III ; les autres furent réutilisés par l’armée française pour se prémunir d’une invasion italienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort Victor-Emmanuel servit brièvement de camp de prisonniers (1943). Abandonnés en 1967, les forts furent restaurés à partir des années 1970 par des bénévoles.

Classés monuments historiques entre 1983 et 1991, les forts de l’Esseillon sont aujourd’hui des sites touristiques mêlant patrimoine, culture et activités de plein air. Le fort Marie-Christine abrite un gîte et un restaurant, tandis que la redoute Marie-Thérèse propose un centre d’interprétation des fortifications. Leur architecture unique, immortalisée par le peintre William Turner dans les années 1830, témoigne des tensions géopolitiques européennes du XIXe siècle. L’association des Forts de l’Esseillon, fondée en 1970, perpétue leur préservation et leur valorisation.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours