Congrès de Vienne 1815 (≈ 1815)
Indemnités françaises financent les forts.
1819-1834
Construction des forts
Construction des forts 1819-1834 (≈ 1827)
Barrière de l’Esseillon édifiée par le royaume de Sardaigne.
1860
Traité de Turin
Traité de Turin 1860 (≈ 1860)
Annexion de la Savoie ; destruction partielle ordonnée.
1943
Seconde Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale 1943 (≈ 1943)
Fort Victor-Emmanuel utilisé comme camp de prisonniers.
1970
Début des restaurations
Début des restaurations 1970 (≈ 1970)
Création de l’association des Forts de l’Esseillon.
1983-1991
Classements monuments historiques
Classements monuments historiques 1983-1991 (≈ 1987)
Protection des forts Charles-Félix, Marie-Christine, Victor-Emmanuel et redoute Marie-Thérèse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Forts de l'Esseillon : Fort Charles-Félix (cad. E 226) : classement par arrêté du 27 juin 1983
Personnages clés
Napoléon III - Empereur des Français
Ordonne la destruction partielle en 1860.
William Turner - Peintre anglais
Immortalise les forts vers 1830 dans une aquarelle.
Montalembert - Ingénieur militaire
Modèle architectural des fortifications.
Origine et histoire du Fort Charles-Félix
Le fort Charles-Félix est l’un des cinq ouvrages de la barrière de l’Esseillon, édifiée entre 1819 et 1834 sur un verrou rocheux dominant la haute-vallée de l’Arc, près d’Aussois (Savoie). Financée par les indemnités françaises versées au royaume de Sardaigne après le congrès de Vienne (1815), cette série de fortifications visait à protéger le col du Mont-Cenis et les possessions autrichiennes en Italie. Sous pression autrichienne, ces forts remplaçaient les anciennes défenses du val de Suse, détruites en 1796 par Napoléon. Leur modèle architectural, inspiré de Montalembert, privilégiait des tours à canons et des tirs croisés entre les ouvrages.
Conçus pour abriter jusqu’à 10 000 hommes, les forts de l’Esseillon n’ont jamais connu de combat. L’alliance franco-sarde de 1857 les rendit obsolètes, et le traité de Turin (1860) imposa leur destruction après l’annexion de la Savoie par la France. Seul le fort Charles-Félix fut partiellement démantelé sur ordre de Napoléon III ; les autres furent réutilisés par l’armée française pour se prémunir d’une invasion italienne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort Victor-Emmanuel servit brièvement de camp de prisonniers (1943). Abandonnés en 1967, les forts furent restaurés à partir des années 1970 par des bénévoles.
Classés monuments historiques entre 1983 et 1991, les forts de l’Esseillon sont aujourd’hui des sites touristiques mêlant patrimoine, culture et activités de plein air. Le fort Marie-Christine abrite un gîte et un restaurant, tandis que la redoute Marie-Thérèse propose un centre d’interprétation des fortifications. Leur architecture unique, immortalisée par le peintre William Turner dans les années 1830, témoigne des tensions géopolitiques européennes du XIXe siècle. L’association des Forts de l’Esseillon, fondée en 1970, perpétue leur préservation et leur valorisation.