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Fort Cigogne à Fouesnant dans le Finistère

Patrimoine classé
Patrimoine militaire
Fort
Patrimoine défensif

Fort Cigogne

    Archipel des Glénan
    29170 Fouesnant
Propriété de l'Etat
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Fort Cigogne
Crédit photo : Matthieu FAURE - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1717
Première demande de fortification
1756
Début de la construction
1899
Déclassement militaire
1911
Construction de la tour-amer
1957
Location aux Glénans
2013
Classement monument historique
2018-2024
Restauration via le Loto du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le Fort en totalité (cad. N 36) : classement par arrêté du 14 février 2013

Personnages clés

Maréchal de Montesquiou - Initiateur du projet Demande en 1717 une fortification.
Duc d'Aiguillon - Commanditaire de la construction Ordonne les travaux en 1756.
Sauvagère - Maître d'œuvre initial Plans de 1755 pour la batterie.
Capitaine Rousseau - Ingénieur militaire Projet de renforcement en 1857-1858.
Pierre Nédelec - Dernier pêcheur résident Quitte le fort en 1974.
Patrick Jadé - Historien du monument A documenté les travaux du XIXe.

Origine et histoire

Le fort Cigogne est un ancien ouvrage militaire français situé sur l'île Cigogne, dans l'archipel des Glénan, à Fouesnant (Finistère). Construit à partir de 1756 sur ordre du duc d'Aiguillon, il devait contrer les corsaires anglais et hollandais occupant l'archipel. Conçu comme une combinaison de deux bastions (un concave à l'ouest, un convexe au sud), il fut surnommé « le fort inutile » car jamais terminé et inefficace contre les incursions ennemies.

Au XIXe siècle, des travaux d'adaptation furent menés pour moderniser ses défenses, notamment avec l'ajout d'une terrasse d'artillerie, d'un fossé, et d'un pont-levis. Le fort abritait jusqu'à 80 soldats, avec des casemates servant de casernements, complétées par un hôpital. Malgré ces améliorations, il fut déclassé en 1899 et transformé en station météo et observatoire ornithologique pour le Collège de France.

En 1911, une tour de 20 mètres fut érigée comme amer pour les essais de vitesse des navires. Occupé brièvement par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut loué en 1957 à l'école de voile Les Glénans, qui l'utilise encore aujourd'hui. Classé monument historique en 2013, il a bénéficié de restaurations majeures entre 2018 et 2024 grâce au Loto du patrimoine.

Les plans initiaux, signés par Sauvagère en 1755, prévoyaient une batterie en fer à cheval avec des canons sur une plateforme sommitale. Plusieurs projets se succédèrent, comme ceux de Marolles (1745), Frézier, ou Rousseau (1857-1858), mais le fort resta inachevé. Les vestiges montrent des casemates voûtées, des banquettes de tir, et des aménagements du XIXe siècle, comme des emplacements pour canons de côte.

L'école de voile Les Glénans a transformé les bâtiments : l'hôpital devint une maison des officiers, les casemates des dortoirs, et la prison une cuisine. La tour-amer, repeinte en blanc avec une bande noire, sert toujours de repère aux plaisanciers. Le Conservatoire du Littoral, affectataire depuis 2016, a renouvelé le bail avec l'école, assurant la préservation de ce site emblématique.

Le fort illustre l'évolution des fortifications côtières, passant d'un rôle défensif à des usages scientifiques et touristiques. Son histoire reflète aussi les enjeux maritimes de la Bretagne, entre piraterie, pêche, et navigation, tout en devenant un symbole du patrimoine insulaire préservé.

Devenir actuel

Il est aujourd'hui loué à l'école de voile des Glénans. Une tour y sert aussi d'amer.

Liens externes