Lancement du système Séré de Rivières 1874 (≈ 1874)
Début de la construction des fortifications autour de Dijon.
1876-1877
Construction du fort d'Asnières
Construction du fort d'Asnières 1876-1877 (≈ 1877)
Période de bâtisse du fort et de ses innovations.
8 septembre 1944
Destruction partielle du fort
Destruction partielle du fort 8 septembre 1944 (≈ 1944)
Explosion des munitions allemandes, 90 % détruit.
5 mai 2006
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 mai 2006 (≈ 2006)
Inscription officielle au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort (cad. Asnières-lès-Dijon AB 77 ; Norges-la-Ville ZA 24) : inscription par arrêté du 5 mai 2006
Personnages clés
Séré de Rivières - Ingénieur militaire
Concept du système défensif incluant ce fort.
Origine et histoire
Le fort d'Asnières, aussi nommé fort Brûlé, fut construit entre 1876 et 1877 sur les communes d’Asnières-lès-Dijon et Norges-la-Ville (Côte-d’Or). Il s’inscrit dans le système défensif Séré de Rivières, conçu après la défaite de 1870 pour protéger Dijon, aux côtés de sept autres forts et réduits. Son plan polygonal, doté de caponnières et d’un pont unique de type Truck, permettait une défense active des fossés et un armement de 44 pièces d’artillerie servies par 735 hommes.
Le fort ne joua aucun rôle lors des deux guerres mondiales. En 1944, les Allemands, qui l’utilisaient comme dépôt de munitions, le firent sauter, détruisant 90 % de sa structure. Seuls l’aileron du saillant II et la façade de gorge (datée 1876-1877) subsistent aujourd’hui. Classé Monument Historique en 2006, il appartient désormais à un propriétaire privé et est entretenu par des associations de paintball depuis 1999.
Intégré à une ceinture fortifiée autour de Dijon avec des ouvrages comme le fort de Varois ou le réduit du Mont-Afrique, le fort Brûlé illustre l’architecture militaire post-1870. Ses deux citernes (600 m2) devaient assurer une autonomie de six mois en cas de siège. Son système de pont roulant, innovant pour l’époque, créait une brèche sous le porche en cas d’attaque, renforçant sa vocation défensive.
Aujourd’hui, bien que partiellement en ruines, le site témoigne de l’ingénierie militaire du XIXe siècle et de son adaptation aux conflits modernes. Son histoire reflète aussi les destructions liées à la Seconde Guerre mondiale, marquées par l’explosion de 1944 qui scella son abandon progressif avant sa réappropriation par des activités ludiques.
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