Création de l'arsenal de Rochefort 1666 (≈ 1666)
Motivation pour fortifier la rade.
1757
Désastre anglais à Rochefort
Désastre anglais à Rochefort 1757 (≈ 1757)
Origine du premier projet de 1763.
1809-1811
Construction initiale du fort
Construction initiale du fort 1809-1811 (≈ 1810)
Ordonnée par Napoléon Ier après 1809.
1848-1850
Ajout de casemates en pierre
Ajout de casemates en pierre 1848-1850 (≈ 1849)
Modernisation sous le Second Empire.
1859-1873
Installation d'un marégraphe
Installation d'un marégraphe 1859-1873 (≈ 1866)
Mesures du niveau de la mer.
1887-1888
Dernière modernisation majeure
Dernière modernisation majeure 1887-1888 (≈ 1888)
Ajout d'une couverture bétonnée.
19 décembre 1994
Classement monument historique
Classement monument historique 19 décembre 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle du fort.
1996
Ouverture au public
Ouverture au public 1996 (≈ 1996)
Visites partielles autorisées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort (cad. AA 1) : inscription par arrêté du 19 décembre 1994
Personnages clés
Napoléon Ier - Empereur des Français
Ordonne la construction en 1809.
Jean Jacques Anatole Bouquet de La Grye - Ingénieur hydrographe
Installe le marégraphe en 1859.
Origine et histoire du Fort Énet
Le fort d'Enet est une fortification située sur un rocher entre Fouras et l'île d'Aix, en Charente-Maritime. À l'origine, ce site abritait probablement une chapelle médiévale dédiée à Notre-Dame, mentionnée comme un refuge pour les oiseaux en 1715. Le rocher, nommé Saint Sunon d'Enet sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle), devient un enjeu stratégique après la bataille de l'île d'Aix en 1809, où les Anglais menacent l'arsenal de Rochefort, créé en 1666.
La construction du fort, ordonné par Napoléon Ier, débute en 1809 pour contrôler l'accès nord-est de la rade de Rochefort, en complément des batteries de l'île d'Aix et de Fouras. Initialement sommaire (demi-cercle avec deux bâtiments et une butte de terre), il est armé dès 1811. Entre 1848 et 1850, des casemates en pierre sont ajoutées, mais l'évolution de l'artillerie les rend rapidement obsolètes. Une dernière modernisation à la fin du XIXe siècle ajoute des canons modernes et une couverture bétonnée.
Le fort sert brièvement de prison pour des communards (1871) et des bagnards en transit au début du XXe siècle. Déclassé avant la Première Guerre mondiale, il est vendu à des particuliers dans les années 1960. Classé monument historique en 1994, il se visite partiellement depuis 1996, à l'exception des zones privatives. Un marégraphe y est installé en 1859 pour mesurer le niveau de la mer, avant d'être transféré au fort Boyard en 1873.
Architecturalement, le fort se distingue par sa simplicité esthétique et sa forme de batterie recourbée, fermée par un éperon. Son magasin à poudre, datant de 1810, est le seul vestige de la première campagne de construction. Les modifications successives, notamment après des tests d'artillerie en 1863, lui donnent son aspect actuel, marqué par un bâtiment rectangulaire enterré sous des remblais.
Stratégiquement, le fort d'Enet illustre les efforts de défense côtière français après les attaques anglaises pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et sous Napoléon. Son positionnement permettait de croiser les tirs avec ceux de l'île d'Aix et de la redoute de l'Aiguille à Fouras, verrouillant l'accès à l'arsenal de Rochefort. Aujourd'hui, il offre un point de vue panoramique sur une rade chargée d'histoire.