Construction du système Séré de Rivières 1874-1883 (≈ 1879)
Ceinture fortifiée autour de Dijon.
1877-1880
Construction du fort d'Hauteville
Construction du fort d'Hauteville 1877-1880 (≈ 1879)
Plan polygonal et fossés profonds.
1887
Renommage en fort Carnot
Renommage en fort Carnot 1887 (≈ 1887)
Sous le ministère Boulanger.
1914-1918
Première Guerre mondiale
Première Guerre mondiale 1914-1918 (≈ 1916)
Accueil du 7e Régiment d’Artillerie.
1942
Internement de 3 821 détenus
Internement de 3 821 détenus 1942 (≈ 1942)
Juifs et résistants transférés à Drancy.
17 mars 2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 mars 2006 (≈ 2006)
Protection totale du fort.
31 août 2010
Rachat par la commune
Rachat par la commune 31 août 2010 (≈ 2010)
Acquisition à l’État.
2025
Ouverture du musée Choillot
Ouverture du musée Choillot 2025 (≈ 2025)
Nouvelle vocation culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort, en totalité (cad. D 370) : inscription par arrêté du 17 mars 2006
Personnages clés
Général Séré de Rivières - Ingénieur militaire
Concepteur du système défensif.
Georges Boulanger - Ministre de la Guerre (1887)
Rebaptise le fort en fort Carnot.
Origine et histoire
Le fort d'Hauteville, brièvement renommé fort Carnot en 1887, fait partie du système Séré de Rivières, un réseau de fortifications érigé après 1874 pour sécuriser les frontières françaises. Situé à Hauteville-lès-Dijon, il surplombe Dijon et constitue un élément clé de la ceinture défensive protégeant la ville, aux côtés d’autres forts comme la Motte-Giron ou Mont-Afrique. Ce système fut conçu après la défaite de 1870-1871, plaçant Dijon dans la « deuxième ligne » de défense, derrière des places comme Verdun ou Belfort.
La construction du fort s’étale de 1877 à 1880, adoptant un plan polygonal entouré de fossés profonds, avec des casernements et une poudrière protégés par des caponnières. Pendant la Première Guerre mondiale, il accueille des unités militaires, dont le 7e Régiment d’Artillerie Territoriale. Son rôle évolue tragiquement en 1942, lorsqu’il devient une extension de la prison de Dijon pour interner 3 821 Juifs, résistants ou prisonniers, avant leur transfert vers Drancy et les camps nazis.
Après la guerre, le fort est inscrit aux monuments historiques en 2006, puis racheté par la commune en 2010. Depuis 2025, il abrite le musée Choillot. Entre 1940 et 1944, il servit aussi de lieu de détention pour prisonniers politiques, résistants et Allemands, ces derniers y aménageant une chapelle ornée de peintures murales dans une casemate. Son architecture reflète l’ingénierie militaire du général Séré de Rivières, marquant l’histoire défensive de la Côte-d’Or.
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