Premier ouvrage XVe siècle (≈ 1550)
Construction initiale d'un ouvrage à cet emplacement.
Fin du XVIIe siècle
Tours à batteries
Tours à batteries Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Construction de deux tours à batteries basses, détruites en 1746.
1847
Début des travaux
Début des travaux 1847 (≈ 1847)
Début de la construction du fort d'Hoedic.
1855-1856
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1855-1856 (≈ 1856)
Fin de la construction du fort.
1863
Aménagement des plates-formes
Aménagement des plates-formes 1863 (≈ 1863)
Aménagement des plates-formes pour l'artillerie lourde.
1874
Abandon du fort
Abandon du fort 1874 (≈ 1874)
Le fort est abandonné et désarmé.
1881
Installation de l'école
Installation de l'école 1881 (≈ 1881)
La municipalité installe une école publique dans le fort.
1893
Achat par le maire
Achat par le maire 1893 (≈ 1893)
Le fort est acheté par le maire de Saint-Pierre-Quiberon.
1979
Acquisition par le Conservatoire
Acquisition par le Conservatoire 1979 (≈ 1979)
Le Conservatoire du littoral devient propriétaire du fort.
2000
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2000 (≈ 2000)
Le fort est inscrit au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort (cad. AH 22) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Origine et histoire du Fort
Le fort d'Hoedic, aussi appelé fort Louis-Philippe, est situé au centre de l'île d'Hœdic, dans le Morbihan. Il occupe une petite éminence et présente un plan trapézoïdal cantonné de quatre bastionnets; un large fossé l'entoure et l'accès se fait par un pont-levis. À l'intérieur, la caserne comporte trois niveaux voûtés et une vaste terrasse non crénelée. Un premier ouvrage avait été édifié à cet emplacement au XVe siècle; les îles d'Houat et d'Hoedic ont par la suite été régulièrement occupées par les Anglais lors des conflits des XVIIe et XVIIIe siècles, et deux tours à batteries basses, construites à la fin du XVIIe siècle, furent détruites en 1746 puis remplacées par des forts à leurs emplacements. La réoccupation militaire des îles fut réaffirmée au début du XIXe siècle par plusieurs commissions et officiers du génie, et une commission de 1841 préconisa la construction d'une redoute-modèle dans chaque île. Les travaux du fort d'Hoedic débutent en 1847; leur achèvement intervient lors de l'exercice budgétaire 1855-1856, et les plates-formes pour l'artillerie lourde sont aménagées en 1863. La commission d'armement lui attribua un armement de trois canons de 30 livres et trois obusiers de 22 cm, complété par deux mortiers de 32 cm par la commission de défense des côtes de 1859; la défense rapprochée devait reposer sur quatre canons de campagne et deux canons de montagne, avec une garnison prévue de 200 hommes d'infanterie plus les canonniers. Les progrès de l'artillerie dans les années 1860 rendirent rapidement obsolètes les fortifications insulaires; au début des années 1870, le coût de leur réorganisation n'était plus justifié. Le fort est abandonné dès 1874, désarmé en 1875 et confié en 1876 au recteur de l'île agissant pour la section d'Hoedic de la commune du Palais. La municipalité y installe l'école publique à partir de 1881. Déclassé par la loi de 1889 et remis aux Domaines en 1890, son aliénation fut rendue difficile par une clause imposant la démolition aux frais de l'acquéreur; il est acheté en 1893 par le maire de Saint-Pierre-Quiberon, qui l'utilisa comme entrepôt pour une usine de transformation du goémon. Comme le fort d'Houat, il servit ponctuellement de carrière de pierres de taille. Pendant la Première Guerre mondiale, un poste de défense contre les sous-marins, armé de deux canons de 90 mm sur affûts de campagne, fut installé sur le site; en 1942 les Allemands y placèrent des pièces antiaériennes, notamment sur le toit de la caserne. Le Conservatoire du littoral devient propriétaire en 1979; le fort accueille aujourd'hui des locaux associatifs et un gîte d'étape. Il est inscrit au titre des Monuments historiques en 2000 et fait l'objet, depuis 2017, d'un regain d'intérêt en tant qu'élément du patrimoine fortifié.