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Fort de Barry (restes du) à Bollène dans le Vaucluse

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Fort de Barry (restes du)

  • Montée de Barry
  • 84500 Bollène
Crédit photo : Zeisterre - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
84500 Bollène, Montée de Barry

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1900
2000
vers 1200
Construction présumée
1228
Vente partielle à l’Église
1229
Traité de Paris
1251
Hommage à Alphonse de Poitiers
1386
Vente au cardinal de Saluces
fin XIVe siècle
Destruction probable
1927
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de Barry (restes du) : inscription par arrêté du 28 juin 1927

Personnages clés

Giraud Adhémar - Seigneur de Monteil Vend sa part en 1228.
Guillaume II de Jarez - Abbé de l’Île-Barbe Reçoit l’hommage de Giraud Adhémar.
Louis VIII - Roi de France Mène la croisade des albigeois (1226).
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse Perd la Provence par le traité de 1229.
Raimond des Baux - Co-seigneur puis vendeur Cède le fort en 1386.
Raimond de Turenne - Chef de bandes armées Responsable probable de la destruction.

Origine et histoire du Fort de Barry

Le fort de Barry est un château médiéval édifié vers 1200 près de Bollène, dans l’actuel Vaucluse. À l’origine, il appartenait à plusieurs co-seigneurs, dont la puissante famille Adhémar, seigneurs de Montélimar, et les Baux, princes d’Orange. En 1228, Giraud Adhémar vend sa part au prieur de Bollène, dépendant de l’abbaye de l’Île Barbe, tout en recevant le fort en fief-oblat sous conditions militaires. Ce transfert pourrait être lié à la pression de la croisade des albigeois, alors que Louis VIII assiège Avignon en 1226. Malgré le traité de Paris (1229) ordonnant sa destruction, le château subsiste et reste actif : les Adhémar en font hommage à Alphonse de Poitiers en 1251, et les Baux au pape en 1274.

En 1386, Raimond des Baux cède sa part au cardinal de Saluces, prieur de Bollène, marquant le déclin de Barry, réduit à un simple hameau. Sa destruction probable à la fin du XIVe siècle coïncide avec les ravages des bandes armées de Raimond de Turenne dans la région. Les vestiges, inscrits aux monuments historiques en 1927, rappellent aujourd’hui son rôle stratégique dans les conflits féodaux et religieux du Moyen Âge, entre seigneurs locaux, Église et couronne.

Le site illustre aussi les dynamiques de pouvoir en Provence médiévale, où les alliances entre familles nobles (Adhémar, Baux), le Saint-Siège et les rois de France se recomposaient au gré des croisades et des traités. Son architecture, bien que partiellement effacée, conserve des traces de fortifications typiques des XIIe–XIVe siècles, comme des meurtrières triples étudiées par les historiens. Les sources écrites, notamment les actes notariés et les hommages féodaux, éclairent son histoire mouvementée, entre résistance albigeoise et intégration progressive au domaine pontifical.

Liens externes

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