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Fort de Bellegarde au Perthus dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Fortification de Vauban
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Fort de Bellegarde
Crédit photo : Emeraude - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
66480 Le Perthus, Rue du Fort

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1285
Construction de la tour de surveillance
1659
Traité des Pyrénées
1674-1675
Guerre de Hollande
1679-1680
Agrandissement par Vauban
1793-1794
Guerre du Roussillon
1939
Retirada
1967
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des ouvrages, y compris la redoute isolée de Panissas, et ses abords immédiats (cad. AC 133 à 146, 155) : classement par arrêté du 26 juin 1967

Personnages clés

Jacques II de Majorque - Roi de Majorque Commanditaire de la tour en 1285.
Frédéric-Armand de Schomberg - Comte et militaire Reprit le fort en 1675.
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Modernisa le fort en 1679-1680.
Christian Rousselot de Monceaux - Ingénieur de Vauban Auteur du projet d'agrandissement.
Général Dugommier - Militaire français Libéra le fort en 1794.

Origine et histoire du Fort de Bellegarde

Le fort de Bellegarde trouve ses origines au XIIIe siècle sous le royaume de Majorque, quand le roi Jacques II fit construire une tour de surveillance au-dessus du Perthus pour se défendre contre Pierre III d'Aragon. Cette tour, haute de 20 mètres avec des murs de 1,5 mètre d'épaisseur, servait initialement à la surveillance autonome. Au XIVe siècle, après la reprise du territoire par l'Aragon, elle fut abandonnée par la couronne et utilisée localement pour percevoir des droits de douane.

Le Perthus devint français après le traité des Pyrénées (1659). Pendant la guerre de Hollande, le fort fut pris par les Espagnols en 1674, puis repris en 1675 par le comte Frédéric-Armand de Schomberg après un siège de dix jours. En 1679, Vauban visita le site et valida un projet d'agrandissement proposé par son ingénieur Christian Rousselot de Monceaux, ajoutant une double fortification. Les travaux, approuvés par Louvois en 1680, se poursuivirent jusqu'au XVIIIe siècle.

Lors de la guerre du Roussillon (1793), les Espagnols s'emparèrent du fort, qui resta sous leur contrôle jusqu'en 1794, date à laquelle il fut repris par le général Dugommier. Ce dernier y fut temporairement inhumé après sa mort en 1794. Pendant la Révolution, le fort fut rebaptisé « Fort de Midi-Libre ». Au XXe siècle, il servit de camp d'internement pour les républicains espagnols en 1939 (Retirada), puis de prison pour la Gestapo pendant la Seconde Guerre mondiale.

Architecturalement, le fort présente une forme pentagonale avec cinq bastions interconnectés, un glacis d'1 km, et trois niveaux de protection : bastions, remparts et mur intérieur. Le cœur abrite des bâtiments pour 600 hommes, une chapelle (modifiée au XIXe siècle), un hôpital, une boulangerie et des magasins à poudre enterrés. La « Porte de France », unique entrée, est protégée par un fortin en demi-lune. Un puits de 62 mètres de profondeur, creusé en 1698, assurait l'autonomie en eau.

Classé Monument historique en 1967, le fort est aujourd’hui propriété de la commune du Perthus. Ouvert au public de juin à septembre, il propose des expositions sur son histoire et l'archéologie du col de Panissars. La commune mène des travaux de restauration progressifs, tout en y organisant des événements culturels.

Liens externes

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