Mort de Guyomarc Pontcellin 1472 (≈ 1472)
Capitaine tué repoussant les Anglais.
1474
Première mention du fort
Première mention du fort 1474 (≈ 1474)
Acte officiel citant Bertheaume.
1558
Destruction du premier fort
Destruction du premier fort 1558 (≈ 1558)
Disparition de la structure initiale.
1689
Fortification par Vauban
Fortification par Vauban 1689 (≈ 1689)
Batterie contre les Anglais installée.
1694
Bataille de Camaret
Bataille de Camaret 1694 (≈ 1694)
Débarquement anglais repoussé avec succès.
1835
Construction de la première passerelle
Construction de la première passerelle 1835 (≈ 1835)
Fin de l’accès par nacelle.
1880-1890
Construction des casemates
Construction des casemates 1880-1890 (≈ 1885)
Modernisation des défenses.
1940-1944
Occupation allemande
Occupation allemande 1940-1944 (≈ 1942)
Poche de résistance à la Libération.
1990
Rachat par Plougonvelin
Rachat par Plougonvelin 1990 (≈ 1990)
Début de la réhabilitation du site.
2005
Ouverture de la via ferrata
Ouverture de la via ferrata 2005 (≈ 2005)
Activités touristiques lancées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Guyomarc Pontcellin - Capitaine et seigneur de Pontcellin
Tué en 1472 contre les Anglais.
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Conçoit la batterie en 1689.
Pol Potier de Courcy - Écrivain du XIXe siècle
Décrit le fort en 1867.
Origine et histoire du Fort de Bertheaume
Le fort de Bertheaume est situé sur un îlot rocheux de Plougonvelin, dans le Finistère, relié aujourd’hui à la terre ferme par une passerelle. Son nom, d’origine bretonne Aber C'homm, signifie « la baie de la vallée ». Le site, occupé dès le Mésolithique (silex retrouvés) et l’âge du bronze (tombes à coffre), fut un point stratégique de surveillance du goulet de Brest. Au XVe siècle, il était nommé Karreg Poncelin en hommage à Guyomarc Pontcellin, capitaine tué en 1472 en repoussant les Anglais.
La première mention officielle du fort date de 1474, mais il fut détruit en 1558. Vauban le réaménagea en 1689 en y installant une batterie pour contrer les débarquements anglais, prouvant son efficacité lors de la bataille de Camaret en 1694. Jusqu’en 1835, l’îlot n’était accessible que par nacelle. Les casernes, le mur d’enceinte et les magasins à poudre (dont un souterrain à 13 mètres) datent du XVIIIe siècle, tandis que des casemates furent ajoutées entre 1880 et 1890.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le fort fut occupé par les Allemands et devint une poche de résistance tenace lors de la Libération. Après 1945, le site, propriété du ministère de la Défense, fut abandonné pendant 45 ans. Racheté par la commune de Plougonvelin en 1990, il fut réhabilité : fouilles archéologiques, reconstruction de la passerelle (endommagée par les tempêtes), et création d’un théâtre de verdure pour des spectacles historiques. Depuis 2005, des tyroliennes et un parcours via ferrata y sont proposés, et le festival Visions s’y tient annuellement depuis 2016.
Plusieurs naufrages eurent lieu près de Bertheaume durant la guerre, dont ceux de l’aviso Vauquois (1940) et de navires allemands comme le Leipzig Vorpostenboot (1944). Des avions alliés s’y écrasèrent également en 1943-1944. Le site inspire aussi la culture, comme dans la bande dessinée L’Épervier (1997) ou l’ouvrage Bertheaume Sentinelle de la rade de Brest (2016).