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Fort de Château-Queyras à Château-Ville-Vieille dans les Hautes-Alpes

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Fort de Château-Queyras

  • Château-Queyras ; D947 
  • 05470 Château-Ville-Vieille
Fort de Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
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Fort de Château-Queyras
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Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Fort de Château-Queyras
Crédit photo : Olivier Cochard-Labbé - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
05350 Château-Ville-Vieille, Château-Queyras ; D947 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1265
Rattachement au Dauphiné
1301
Mention du *castrum Cadrassi*
1692
Siège par les troupes savoyardes
1693–1723
Travaux de Vauban
1791
Démolition partielle du donjon
1948
Inscription aux Monuments Historiques
2021
Vente aux enchères
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de Château-Queyras (remparts et extérieur des bâtiments) , au sommet du verrou barrant la vallée du Guil, à l'entrée de la gorge de la Combe : inscription par arrêté du 29 novembre 1948

Personnages clés

Vauban - Ingénieur militaire Rénove le fort après 1692 pour le rendre inviolable.
Jean de Bellegarde - Châtelain (1328–1329) Premier châtelain nommé mentionné dans les archives.
Guigues de Lonczon - Châtelain (1333–1345) Gère la châtellenie pendant douze ans.
Lesdiguières - Chef militaire (XVIe siècle) Prend le fort en 1587 et ordonne des travaux.
Godinot de Vilaire - Ingénieur (XVIIIe siècle) Conçoit le magasin à poudre et la boulangerie.

Origine et histoire du Fort de Queyras

Le Fort de Château-Queyras, initialement appelé « Château-Queyras », est un château fort édifié dans la seconde moitié du XIIIe siècle, puis profondément remanié par Vauban à la fin du XVIIe siècle. Situé sur un piton rocheux barrant la vallée du Guil, il servait de verrou défensif aux confins des Hautes-Alpes et de l’Italie, à 50 km de Briançon. Ce site stratégique protégeait le Haut-Dauphiné des invasions savoyardes ou provençales, tout en surveillant l’Escarton du Queyras, territoire bénéficiant d’une autonomie depuis 1343. Le fort, inscrit aux monuments historiques en 1948, incarne aujourd’hui 700 ans d’histoire militaire et civile.

Le château entre dans les archives en 1265 comme possession du Dauphiné, avec une première mention du castrum Cadrassi en 1301. Au XVIe siècle, il subit les ravages des guerres de Religion et sert de prison, notamment pour des accusées de sorcellerie. En 1695, après avoir résisté aux troupes savoyardes, Vauban renforce ses défenses en ajoutant une enceinte bastionnée, un fossé et une demi-lune. Les travaux se poursuivent jusqu’au XIXe siècle, avec l’ajout de batteries casematées. Désarmé en 1940, le fort est rendu à la vie civile en 1967 et appartient désormais à des propriétaires privés.

Centre d’une châtellenie dauphinoise, le Fort de Château-Queyras était administré par des châtelains nommés pour des mandats définis. Ces officiers, chargés de percevoir les revenus fiscaux et d’entretenir le château, sont attestés dès 1309. Parmi eux, Jean de Bellegarde (1328–1329), Guigues de Lonczon (1333–1345), ou Pierre Alleman (1347–1349) marquent les XIVe et XVe siècles. Le château, partiellement détruit en 1791 (démolition du haut du donjon), conserve des éléments médiévaux comme une tour cylindrique, ainsi que des aménagements modernes tels qu’une infirmerie, des casernes et une chapelle dédiée à Saint-Louis.

Le fort a également joué un rôle culturel, servant de décor au film Le Bossu (1997) de Philippe de Broca. Aujourd’hui, il se visite et témoigne de son passé militaire, entre résistance aux sièges, adaptations architecturales et vie quotidienne des garnisons. Son acquisition en 2021 pour 661 000 euros lors d’une vente aux enchères souligne son attrait patrimonial.

L’édifice se compose d’une enceinte extérieure bastionnée, d’un château primitif à plan trapézoïdal flanqué de tours, et de bâtiments utilitaires (magasin à poudre, boulangerie, casemates). Les travaux de Vauban (1693–1723) ont intégré une fausse braie englobant le plateau, tandis que des modifications ultérieures (XIXe siècle) ont amélioré les conditions de vie des soldats. Le donjon, jugée vulnérable, a été partiellement rasé en 1791, mais les vestiges médiévaux et les ajouts classiques coexistent encore.

Liens externes

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