Construction initiale 1634-1640 (≈ 1637)
Ordre de Richelieu, défense anti-espagnole
1793
Destruction partielle
Destruction partielle 1793 (≈ 1793)
Siège de Toulon par les Anglais
1812-1813
Restauration napoléonienne
Restauration napoléonienne 1812-1813 (≈ 1813)
Reconstruction et agrandissement de la tour
1885
Désarmement définitif
Désarmement définitif 1885 (≈ 1885)
Fin de l'usage militaire
1947
Inscription MH
Inscription MH 1947 (≈ 1947)
Protection au titre des monuments historiques
1997
Intégration au parc national
Intégration au parc national 1997 (≈ 1997)
Gestion par Port-Cros
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort de l'Estissac : inscription par arrêté du 12 février 1947
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire
Ordonne la construction en 1634
Napoléon Ier - Initiateur de la restauration
Dirige les travaux en 1812-1813
Origine et histoire du Fort de l'Estissac
Le fort de l'Estissac est un ouvrage militaire édifié entre 1634 et 1640 sur ordre de Richelieu, sur l'île de Port-Cros près d'Hyères. Il faisait partie d'un système défensif incluant les forts du Moulin, de l'Éminence et de Port-Man, conçu pour contrer la menace espagnole. Sa position stratégique, à 100 mètres au-dessus de la mer, en faisait un point clé de surveillance et de protection.
En 1793, lors du siège de Toulon, les Anglais détruisirent partiellement la tour du fort. Sous le Premier Empire, Napoléon Ier ordonna sa restauration entre 1812 et 1813, ajoutant une tour carrée pour remplacer la partie détruite et modernisant les bâtiments intérieurs. Le fort resta en service jusqu'à son désarmement en 1885, avant d'être inscrit aux monuments historiques en 1947.
Aujourd'hui, le fort appartient au parc national de Port-Cros et se visite en été. Il abrite des expositions sur le parc et conserve ses fortifications d'origine, dont une enceinte bastionnée, un ravelin triangulaire et une tour hybride (carrée et semi-circulaire). Son architecture reflète les adaptations successives liées aux conflits et aux évolutions militaires.
Les vestiges montrent un tracé à l'italienne, avec des saillies flanquées et un bastion rectiligne. Le casernement actuel date de la restauration napoléonienne, tandis que la plate-forme supérieure, dotée d'échauguettes, offre une vue panoramique sur la Méditerranée. Le fort illustre l'évolution des stratégies défensives côtières entre le XVIIe et le XIXe siècle.