Projet initial de Vauban 1700 (≈ 1700)
Idée d’un port militaire près de l’Espagne.
1722
Reprise des travaux
Reprise des travaux 1722 (≈ 1722)
Sous l’intendant de Mailly après négligence.
1841 et 1848
Commissions militaires
Commissions militaires 1841 et 1848 (≈ 1848)
Amélioration des défenses du port.
23 avril 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 23 avril 1991 (≈ 1991)
Inscription des vestiges du fort.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort de la Mauresque (vestiges) (cad. AB 107) : inscription par arrêté du 23 avril 1991
Personnages clés
Vauban - Ingénieur militaire
A conçu le projet initial en 1700.
Intendant de Mailly - Administrateur royal
Relance les travaux en 1722.
Origine et histoire du Fort de la Mauresque
Le fort de la Mauresque, situé à Port-Vendres dans les Pyrénées-Orientales, fut conçu dans le cadre d’un projet militaire visant à sécuriser un port stratégique proche de la frontière espagnole. Dès 1700, Vauban proposa d’y établir un port militaire, mais les travaux ne reprirent qu’en 1722 sous l’impulsion de l’intendant de Mailly. Ce n’est qu’au XIXe siècle, en 1841 puis 1848, que des commissions militaires relancèrent son aménagement pour en faire une défense clé du port, capable d’accueillir des vaisseaux de guerre comme Toulon.
La batterie principale, installée à la pointe de la Mauresque, devait comporter huit à dix canons dirigés vers l’entrée du port, avec un épaulement en retour pour deux pièces orientées au nord. Sa construction exigea d’importants travaux de terrassement et d’excavation de la roche. Le réduit, de forme rectangulaire, abritait sept salles voûtées au rez-de-chaussée (logements, magasins, cuisine) et une terrasse ceinturée d’une galerie couverte percée de bouches à feu. Une citerne et des entrées protégées par des encorbellements complétaient l’ouvrage.
Classé monument historique en 1991 pour ses vestiges, le fort illustre l’effort défensif français du XIXe siècle dans une zone frontalière sensible. Propriété de la commune de Port-Vendres, il témoigne des adaptations militaires liées à l’évolution des techniques navales et des tensions géopolitiques avec l’Espagne. Son architecture combine utilité stratégique et contraintes topographiques, avec des aménagements intérieurs conçus pour une garnison autonome.