Frise chronologique
1880-1883
Construction du fort
Construction du fort
1880-1883 (≈ 1882)
Intégration au système Séré de Rivières
4 septembre 1914
Occupation allemande
Occupation allemande
4 septembre 1914 (≈ 1914)
Prise sans combat par l’Allemagne
24 septembre 1914
Reconquête française
Reconquête française
24 septembre 1914 (≈ 1914)
Libération par le 138e Régiment d’Infanterie
1916
Arrivée des brigades russes
Arrivée des brigades russes
1916 (≈ 1916)
Renforts envoyés par le tsar Nicolas II
1951-1952
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1951-1952 (≈ 1952)
Protection du fort et de ses abords
10 novembre 1972
Inauguration du musée
Inauguration du musée
10 novembre 1972 (≈ 1972)
Par Michel Debré, ministre de la Défense
4 septembre 2010
Inauguration du monument russe
Inauguration du monument russe
4 septembre 2010 (≈ 2010)
Hommage aux soldats russes de 1916-1917
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes du fort de la Pompelle ainsi qu'une bande de terrain de 10 m. de large sur tout le pourtour ; chemin d'accès de 6 m. de large, allant du fort à la RN 44 (voir plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 10 août 1951 ; Terrain (parcelles) sis aux abords du fort (cad. 178, 179) : inscription par arrêté du 17 mars 1952
Personnages clés
| Général Séré de Rivières - Concepteur du système défensif |
A planifié la ceinture fortifiée de Reims |
| Tsar Nicolas II - Dirigeant russe |
Envoya deux brigades en 1916 |
| Général Mazillier - Commandant du 1er Corps Colonial |
Héroïsme lors de la Bataille de Champagne (1918) |
| Colonel Abrial - Initiateur du musée |
À l’origine de la création du musée en 1972 |
| Jean Taittinger - Maire de Reims (1968) |
Rattacha le fort au patrimoine municipal |
Origine et histoire
Le fort de la Pompelle fut édifié entre 1880 et 1883 dans le cadre du système défensif Séré de Rivières, conçu après la guerre de 1870 pour protéger Reims. Initialement nommé fort Herbillon, il fut renommé en référence à une procession locale. Doté de canons de 155 mm et 138 mm, il abritait une garnison de 277 artilleurs et renforçait la ceinture fortifiée aux côtés d’autres ouvrages comme ceux de Montbré ou Nogent-l’Abbesse.
Pendant la Première Guerre mondiale, le fort devint un point stratégique après sa reconquête par le 138e Régiment d’Infanterie en septembre 1914. Malgré des bombardements allemands intenses et des attaques répétées, il résista grâce à l’engagement de 180 régiments, dont deux brigades russes envoyées en 1916. Entre 1 500 et 2 000 soldats y stationnèrent dans des conditions extrêmes, soutenus par la marine nationale et le 1er Corps d’Armée Colonial.
Abandonné après 1918, le fort fut sauvé de la vente en 1955 par des associations d’anciens combattants, puis cédé symboliquement à la ville de Reims. Classé Monument Historique en 1951 et 1952, il abrite depuis 1972 un musée présentant des collections uniques, comme 560 coiffures allemandes ou des artefacts de la Grande Guerre. Un monument commémoratif russe, inauguré en 2010, honore les 17 000 soldats russes engagés à Reims entre 1916 et 1917.
Le site, rénové pour le centenaire de 1914-1918, propose aujourd’hui des expositions sur l’histoire militaire, l’artisanat des tranchées et l’aviation. Son rôle dans la défense de Reims et sa résistance symbolisent l’héroïsme des soldats français et alliés durant le conflit.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du musée ci-dessus.