Fort de la Prée à La Flotte en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Fortification de Vauban

Fort de la Prée

  • Route de Rivedoux
  • 17630 La Flotte
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Fort de la Prée
Crédit photo : Original uploader was Pep.per at fr.wikipedia - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété du département

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1625-1626
Construction initiale
1627
Rôle lors du débarquement
1664
Travaux d'agrandissement
1672
Ajout d'une enceinte
1793
Restauration et réarmement
Fin du XIXe siècle
Aménagements modernes
2008
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le fort et ses ouvrages avancés, en totalité (cad. A 991 à 998 ; YH 81 à 84) : classement par arrêté du 21 mai 2008

Personnages clés

Toiras Commanditaire de la construction du fort.
Pierre de Conty d'Argencourt Ingénieur ayant participé à la construction du fort.
Le Camus Ingénieur ayant participé à la construction du fort.
Henri de Schomberg Maréchal ayant repris l'île aux Anglais.
Colbert Ordonnateur des travaux d'agrandissement du fort.
François Blondel Architecte ayant conçu des aménagements pour le fort.
Vauban Ingénieur militaire ayant demandé des modifications du fort.
Ferry Ingénieur ayant travaillé sur les modifications demandées par Vauban.

Origine et histoire du Fort de la Prée

Construit en 1625-1626 sur l'ordre de Toiras par les ingénieurs Pierre de Conty d'Argencourt et Le Camus, le fort de la Prée domine la côte nord de l'île de Ré, sur la commune de La Flotte. Il a été édifié en partie avec des matériaux prélevés sur les ruines de l'abbaye romane des Châteliers et avec des pierres apportées par bateau des carrières de Crazannes. De plan en étoile à quatre bastions, dont deux tournés vers la mer, il présente des courtines en cul-de-chaudron doublées par une enceinte extérieure et un chemin couvert ; un petit port, ouvert à l'est, se trouve à l'intérieur de l'ouvrage. En 1627, lors du débarquement du duc de Buckingham, le fort joue un rôle déterminant : la négligence de l'Anglais permet le débarquement nocturne de 800 hommes du régiment des Gardes françaises et d'autres troupes royales commandées par le maréchal Henri de Schomberg, qui reprennent l'île aux Anglais. Des critiques sont formulées dès 1658, le fort étant jugé trop petit (prévu pour environ 400 hommes) et vulnérable en raison du manque d'eau potable. Sur ordre de Colbert, des travaux sont entrepris en 1664, puis une enceinte supplémentaire est édifiée en 1672. Entretemps, des aménagements antérieurs ajoutent bastions et redans et, sous l'impulsion de François Blondel, trois bastions sont construits en 1665 ; le chevalier de Clerville conçoit des demi-lunes, des contre-gardes et un chemin couvert avec places d'armes rentrantes. Blondel propose également un projet conservant les éléments anciens et complétant la défense par des contre-gardes, demi-lunes et un nouveau front de mer. En 1684, Vauban demande à Ferry de faire raser les dehors du fort ; sont alors conservés l'étoile originelle, le chemin couvert, le rempart du front de mer, le port et un glacis. Une batterie est ajoutée à l'extrémité de l'ouvrage, permettant de croiser les feux avec la citadelle de Saint-Martin et d'autres postes côtiers pour contrôler le pertuis Breton. Le fort est restauré et réarmé en 1793. Des aménagements datés de la fin du XIXe siècle comprennent la réalisation de traverses-abris et d'une nouvelle poudrière entre 1878 et 1880, ainsi que d'autres modifications signalées vers 1875 ; l'ouvrage est désaffecté autour de 1900 et déclassé en 1934. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée d'occupation installe en 1942 un blockhaus d'observation et un blockhaus de télécommunications, et rebaptise le site « batterie Berta ». Après-guerre, de 1950 à 1980, le fort accueille un centre de vacances géré par les PEP de l'Eure, propriété alors du Conseil général de l'Eure. Il est ensuite cédé au Comité national des œuvres sociales de l'administration pénitentiaire (CNOSAP), qui en assure la restauration de 1981 à 1987 avec l'aide de détenus ; des chantiers bénévoles poursuivent des travaux jusqu'en 2011. Le fort accueille aujourd'hui des visites guidées d'avril à fin septembre et pendant les vacances de la Toussaint, propose des animations estivales et peut être privatisé pour des événements. Le fort de la Prée est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mai 2008.

Liens externes