Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Fort de la Repentance à Hyères dans le Var

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Fort de la Repentance

  • Île de Porquerolles
  • 83400 Hyères
Fort de la Repentance
Fort de la Repentance
Fort de la Repentance
Fort de la Repentance
Crédit photo : B. Delpeuch - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
83400 Hyères, Île de Porquerolles

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1859
Rapport du commandant Millot
1874
Proposition de construction
1880-1884
Construction des batteries
1885
Crise de l’obus-torpille
1888
Nouvelle batterie de 95 mm
1914
Désarmement du fort
20 janvier 1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de la Repentance (cad. J 272) : inscription par arrêté du 20 janvier 1989

Personnages clés

Commandant Millot - Chef de bataillon du Génie Auteur du rapport de 1859.
Général Séré de Rivières - Président de la commission A proposé la construction du fort.
Capitaine Marinier - Responsable des travaux Dirigea la construction de 1882 à 1884.
Père Séraphin - Moine orthodoxe Prédécesseur dans la restauration monastique.
Père Vasile - Responsable actuel du monastère Supervise les travaux de restauration.

Origine et histoire du Fort de la Repentance

Le fort de la Repentance a été construit sur l’île de Porquerolles (commune d’Hyères, Var) à partir de 1880, dans le cadre du système défensif côtier conçu par le général Séré de Rivières. Initialement prévu pour contrer un débarquement ennemi, il devait protéger les rades de Porquerolles et d’Hyères avec des canons de 190 mm, puis de 240 mm. Les travaux, dirigés par le capitaine Marinier, ont évolué vers deux batteries semi-enterrées avec fossés et bastionnets, adaptées à l’isolement de l’île.

En 1885, l’apparition de l’obus-torpille a rendu les fortifications existantes obsolètes, conduisant à la construction d’une batterie supplémentaire équipée de 6 canons de 95 mm en béton armé. Entre 1888 et 1894, des magasins à poudre souterrains ont été creusés pour sécuriser les munitions. Désarmé en 1914, le fort n’a subi aucune modification majeure par la suite. Il a été inscrit aux monuments historiques le 20 janvier 1989.

Depuis les années 1990, le fort abrite le monastère orthodoxe roumain Sainte-Marie du Désert, géré par la communauté monastique de la paroisse Jean Cassien d’Aix-en-Provence. Les travaux de restauration, menés sous la direction du père Vasile (successeur du père Séraphin), ont permis de préserver ce patrimoine militaire tout en lui donnant une vocation spirituelle. Le site reste un témoignage unique de l’architecture défensive du XIXe siècle et de sa reconversion contemporaine.

Le projet initial, validé en 1881, répondait à un rapport de 1859 soulignant la vulnérabilité des îles d’Hyères face à une occupation ennemie. La commission de défense des côtes, créée en 1872, avait identifié Porquerolles comme un point stratégique pour contrôler les accès maritimes. Les batteries, conçues pour résister à l’isolement, intégraient des abris, des citernes et des boulangeries, formant une base autonome. Leur désuétude précoce reflète l’évolution rapide des technologies militaires à la fin du XIXe siècle.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours