Frise chronologique
Moyen Âge (XIIe–XIIIe siècles)
Construction initiale
Construction initiale
Moyen Âge (XIIe–XIIIe siècles) (≈ 1125)
Donjon en bois puis pierre, maison seigneuriale.
XIIIe siècle
Deuxième enceinte
Deuxième enceinte
XIIIe siècle (≈ 1350)
Renforcement en pierre pour rôle stratégique.
1590
Siège héroïque
Siège héroïque
1590 (≈ 1590)
Résistance de Françoise de Cézelly.
Début XVIe siècle
Modernisation Renaissance
Modernisation Renaissance
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Premier prototype d’enceinte bastionnée en Europe.
1659
Traité des Pyrénées
Traité des Pyrénées
1659 (≈ 1659)
Fin des conflits frontaliers avec l’Espagne.
1665
Destruction partielle
Destruction partielle
1665 (≈ 1665)
Utilisation des stocks de poudre.
2006
Classement monument historique
Classement monument historique
2006 (≈ 2006)
Protection des vestiges et glacis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du fort en totalité, y compris les glacis et les fossés, ainsi que l'ensemble de l'emprise au sol des parcelles correspondantes (cad. CA 206 à 208, 249, 261 ; CS 319, 406 à 408, 411, 413 à 442, 454, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 26 juillet 2006
Personnages clés
| Françoise de Cézelly - Héroïne du siège de 1590 |
Résistance légendaire contre les assaillants. |
| Léonard de Vinci - Inspirateur des enceintes bastionnées |
Concept appliqué à Leucate. |
Origine et histoire
Le fort de Leucate trouve ses origines au Moyen Âge, lorsque la ville devint une place frontière entre deux royaumes. Initialement construit comme un simple donjon en bois remplacé par une structure en pierre, il servait de pendant au château de Salses côté espagnol. Son rôle stratégique s’affirma au fil des siècles, marqué par des sièges répétés, dont celui de 1590 où Françoise de Cézelly se distingua par sa résistance héroïque.
Au XVIe siècle, le fort subit une modernisation majeure selon les principes des enceintes bastionnées, un concept novateur inspiré par des architectes italiens comme Léonard de Vinci. Cette transformation visait à adapter la forteresse aux progrès de l’artillerie, faisant de Leucate le premier prototype européen de ce type. Cependant, après le traité des Pyrénées (1659), qui fixa définitivement la frontière avec l’Espagne, le fort perdit son utilité stratégique.
Considéré comme trop coûteux à entretenir, il fut partiellement détruit en 1665 à l’aide des stocks de poudre stockés dans ses casemates. Les vestiges actuels, inscrits aux monuments historiques en 2006, rappellent cette histoire mouvementée, mêlant innovations militaires et enjeux géopolitiques entre la France et l’Espagne.
Aujourd’hui, le site conserve des traces de ses différentes phases architecturales : la maison seigneuriale médiévale, l’enceinte en pierre du XIIIe siècle, et les vestiges des bastions Renaissance. Ces éléments, incluant glacis et fossés, sont protégés dans leur intégralité depuis 2006, bien que la propriété soit partagée entre acteurs privés, communaux et étatiques.