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Fort de Penthièvre à Saint-Pierre-Quiberon dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Fort de Penthièvre

    Penthièvre
    56510 Saint-Pierre-Quiberon
Propriété de l'Etat
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
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Fort de Penthièvre
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Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Fort de Penthièvre
Crédit photo : Amadalvarez - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1746
Pillage anglais de Quiberon
1747
Début de la construction
1795
Siège et prise par les royalistes
1800-1850
Modernisation du XIXe siècle
1917
Prison de la Première Guerre mondiale
23 juin 1933
Classement Monument Historique
13 juillet 1944
Exécution de 50 résistants
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de Penthièvre (cad. AE 1, 2, 6, 7) : inscription par arrêté du 23 juin 1933

Personnages clés

Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre - Gouverneur de Bretagne Commanditaire du fort en 1747.
Général Lazare Hoche - Commandant républicain Reprit le fort aux royalistes en 1795.
Lieutenant Wassilenko - Officier de l'armée Vlassov Dirigea l'exécution des résistants en 1944.
Jérôme Fraboulet - Résistant torturé Symbole de la résistance locale.

Origine et histoire

Le fort de Penthièvre fut construit en 1747 sur ordre du duc de Penthièvre, gouverneur de Bretagne, après le pillage de Quiberon par les Anglais en 1746. Situé à l'entrée de la presqu'île, il visait à renforcer les défenses côtières sud-bretonnes, incluant le Fort-Bloqué et le fort Cigogne. Son emplacement sur l'isthme étroit de La Palice en faisait un point clé pour contrôler l'accès terrestre.

En 1795, pendant la Révolution, le fort — renommé fort Sans-Culotte — fut assiégé par des royalistes débarqués avec les Anglais. Après quatre jours de siège, faute de vivres, 400 des 700 défenseurs rejoignirent l'armée catholique et royale. Repris par le général Hoche, il fut modernisé sous le Consulat et l'Empire, adoptant des éléments inspirés de Vauban, comme un fossé profond et des casemates.

Au XIXe siècle, le fort évolua avec des aménagements continus (magasins à poudre, emplacements de tir) et servit de prison pendant la Première Guerre mondiale pour des soldats allemands. Durant la Seconde Guerre mondiale, intégré au Mur de l'Atlantique par les Allemands, il devint un lieu de détention et d'exécutions : 59 résistants y furent fusillés en 1944, dont 50 le 13 juillet. Une crypte et un monument commémorent aujourd'hui ces victimes.

Classé Monument Historique en 1933, le fort conserve des traces de ses phases successives : bastion du XVIIIe siècle (magasin à poudre original), modifications du XIXe (casernes, fossés), et ajouts allemands. Depuis 1969, il abrite un centre d'entraînement du 3e régiment d'infanterie de marine de Vannes, tout en restant un symbole des luttes pour la liberté en Bretagne.

Son architecture mêle escarpes en pierres sèches, casemates du XIXe siècle, et ouvrages bétonnés de 1940. La redoute voisine, séparée par la voie ferrée, et les retranchements du camp retranché (aujourd'hui effacés) témoignent de son rôle défensif historique. Le site allie patrimoine militaire et mémoire résistante, avec des vestiges comme la galerie-mines où furent enterrés les résistants.

Liens externes