Construction de la batterie 1695 (≈ 1695)
10 canons et 2 mortiers installés.
1846
Ajout d'un corps de garde
Ajout d'un corps de garde 1846 (≈ 1846)
Capacité d'accueil de 60 soldats.
XVIIIe siècle
Remplacement par un fort
Remplacement par un fort XVIIIe siècle (≈ 1850)
Structure permanente édifiée.
Années 1870
Campagne de restauration
Campagne de restauration Années 1870 (≈ 1870)
Modernisation des défenses.
1945
Désarmement du fort
Désarmement du fort 1945 (≈ 1945)
Fin de son usage militaire.
2007
Acquisition par le Syndicat mixte
Acquisition par le Syndicat mixte 2007 (≈ 2007)
Rachat au ministère de la Défense.
15 septembre 2017
Classement monument historique
Classement monument historique 15 septembre 2017 (≈ 2017)
Inscription en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, le fort de Porh-Puns (cad. AD 01) : inscription par arrêté du 15 septembre 2017
Personnages clés
Marquis de Lavardin - Initiateur de la batterie
Commanditaire de la fortification en 1695.
Origine et histoire
Le fort de Porh-Puns est une fortification militaire située sur la côte ouest de la presqu’île de Gâvres, dans le Morbihan. Construit initialement en 1695 sous l’impulsion du marquis de Lavardin, il prend la forme d’une batterie équipée de 10 canons et 2 mortiers. Son objectif premier est de protéger la citadelle de Port-Louis et la rade de Lorient, alors en plein essor grâce à la Compagnie des Indes installée depuis 1666. Son emplacement stratégique permet de croiser ses tirs avec ceux du fort de Locqueltas, sur la rive opposée.
Au XVIIIe siècle, la batterie est remplacée par un fort plus imposant, complété en 1846 par un corps de garde pouvant accueillir 60 soldats. Le site subit une restauration dans les années 1870, renforçant son rôle défensif face aux menaces maritimes, principalement anglaises. Son architecture en fer à cheval, dotée d’un fossé et d’un pont-levis, reflète les techniques militaires de l’époque, avec une plate-forme de tir orientée vers la mer, à l’ouest et au nord.
Désarmé après la Seconde Guerre mondiale, le fort est acquis en 2007 par le Syndicat mixte du Grand Site Gâvres Quiberon, marquant la fin de son usage militaire. Depuis 2017, il est inscrit en totalité au titre des monuments historiques, reconnaissant son importance patrimoniale. Aujourd’hui, il témoigne de quatre siècles d’histoire militaire bretonne, liée à la protection des ports stratégiques de Port-Louis et Lorient.
Le site s’inscrit dans un paysage côtier préservé, à 400 mètres à l’ouest de l’église Saint-Gildas de Gâvres. Sa gestion actuelle relève du Syndicat mixte Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon, qui veille à sa conservation et à sa valorisation touristique, tout en respectant son intégrité historique.
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