Passage de Vauban 1689 (≈ 1689)
Ordre de construire une batterie.
1705
Première batterie attestée
Première batterie attestée 1705 (≈ 1705)
Armée de canons de 36 et 8 livres.
1770
Réaménagement
Réaménagement 1770 (≈ 1770)
Modernisation des infrastructures existantes.
1860-1861
Construction du corps de garde
Construction du corps de garde 1860-1861 (≈ 1861)
Type 1846 n°3 et épaulement de batterie.
1882
Réorganisation majeure
Réorganisation majeure 1882 (≈ 1882)
Adaptation à l’artillerie rayée.
Années 1940
Occupation allemande
Occupation allemande Années 1940 (≈ 1940)
Ajout d’une casemate pour mitrailleuse.
1954
Vente à un particulier
Vente à un particulier 1954 (≈ 1954)
Fin de l’usage militaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort (cad. ZI 186) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
Vauban - Ingénieur militaire
Ordone la construction en 1689.
Inspecteur-général (1859) - Responsable militaire
Propose d’abandonner le projet.
Chef du génie (1860) - Concepteur militaire
Propose un corps de garde sans terrasse.
Origine et histoire
Le Fort de Ramonet, situé à la pointe de Ramonette à 500 mètres au sud-est du Palais sur Belle-Île-en-Mer, est une batterie côtière dont les vestiges actuels datent principalement du XIXe siècle. Les premières mentions d’une fortification à cet emplacement remontent à la fin du XVIIe siècle, lorsque Vauban, lors de son passage en 1689, ordonne la construction d’une batterie. Celle-ci est attestée en 1705, équipée de canons de 36 et 8 livres, puis réaménagée dans les années 1770. Réoccupée pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire, elle est alors armée de canons lourds et d’un mortier, avec des infrastructures comme un corps de garde et un magasin à poudre.
La batterie connaît une modernisation majeure entre 1860 et 1882 pour s’adapter à l’artillerie rayée. En 1860-1861, un corps de garde crénelé type 1846 n°3 est construit, suivi d’un épaulement et de plates-formes d’artillerie. En 1882, une réorganisation transforme l’ouvrage : disparition de la terrasse défensive, enterrement partiel du réduit, et ajout d’une traverse-abri voûtée pour les munitions et le personnel. La porte d’entrée, datée de 1882 et précédée d’un pont-levis, est flanquée d’un fossé et d’un bastionnet. Ces aménagements reflètent les défis topographiques du site, en pente et dominé par les hauteurs environnantes.
Au XXe siècle, le fort reste en service jusqu’au début des années 1900, armé de canons de 19 cm. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands y installent une casemate pour mitrailleuse. Vendue à un particulier en 1954, la batterie subit des aménagements à partir des années 1960, entraînant la destruction partielle de ses structures, dont le massif terrassé du corps de garde et les terrassements de la batterie. Aujourd’hui, subsistent notamment le mur de genouillère, la traverse-abri, et des traces des réaménagements successifs, témoignant de son rôle stratégique dans la défense de Belle-Île.
Les sources historiques soulignent les débats autour de sa construction au XIXe siècle, notamment la difficulté à concilier les plans-types militaires avec les contraintes du terrain. Plusieurs projets, dont l’abandon pur et simple de la batterie, sont envisagés avant l’adoption d’un corps de garde sans terrasse en 1861. La batterie de Ramonette, avec celles du Gros Rocher et de Taillefer, fait partie des sites modernisés après 1870 sur l’île, bien qu’un projet de réorganisation dans les années 1890 pour quatre canons de 19 cm n’aboutisse pas.
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