Guerre franco-prussienne 1870 (≈ 1870)
Perte de l'Alsace-Lorraine, origine du système Séré de Rivières.
1873
Adoption du système Séré de Rivières
Adoption du système Séré de Rivières 1873 (≈ 1873)
Plan de défense approuvé par le gouvernement Thiers.
1874-1914
Construction des forts
Construction des forts 1874-1914 (≈ 1894)
Période d'édification des 166 forts et ouvrages.
12 février 2007
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 12 février 2007 (≈ 2007)
Protection officielle du fort de Sennecey.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort (cad. AD 268) : inscription par arrêté du 12 février 2007
Personnages clés
Séré de Rivières - Général et maître d'œuvre
Concepteur du système défensif incluant ce fort.
Adolphe Thiers - Président du Conseil
Gouvernement ayant adopté le système en 1873.
Origine et histoire
Le fort de Sennecey, aussi appelé fort Junot, a été construit dans le cadre du système défensif conçu par le général Séré de Rivières après la guerre de 1870. Ce système visait à compenser la perte de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine, privant la France de la barrière naturelle des Vosges. Adopté en 1873, ce projet prévoyait la construction de 166 forts, 43 petits ouvrages et 250 batteries entre 1874 et 1914.
Le fort de Sennecey, intégré à la ceinture défensive de Dijon, devait verrouiller le passage vers Paris et contrôler le massif du Morvan. Bien que jamais utilisé pour la défense, il servit de magasin pour les vivres et munitions, ainsi que de lieu de détention pour les prisonniers allemands. Les forts de cette époque étaient conçus pour être autonomes pendant trois mois, grâce à des magasins, puits et citernes.
Le fort est constitué d'un casernement desservi par une cour centrale, entouré de fossés secs et flanqué de caponnières. Les salles, réparties sur un ou plusieurs niveaux, étaient couvertes de voûtes en canonnière plein-cintre. Le fort a été inscrit comme Monument Historique par arrêté du 12 février 2007.