Études et déclaration d'utilité publique 1873-1874 (≈ 1874)
DUP du 16 avril 1874 pour quatre forts.
1875-1879
Construction initiale
Construction initiale 1875-1879 (≈ 1877)
Travaux confiés à l’entreprise Morel.
1885
Modernisation urgente
Modernisation urgente 1885 (≈ 1885)
Adaptation aux obus à mélinite.
1888 et 1890
Renforts en béton
Renforts en béton 1888 et 1890 (≈ 1890)
Ajout de casernes et cuirassements.
1912-1914
Batterie de 155 mm inachevée
Batterie de 155 mm inachevée 1912-1914 (≈ 1913)
Travaux interrompus par la guerre.
1973
Classement du site
Classement du site 1973 (≈ 1973)
Site inscrit (21 hectares).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Entreprise Morel - Constructeur principal
Réalisateur des travaux (1875-1879).
Origine et histoire du Fort de Villey-le-Sec
Le fort de Villey-le-Sec est un ouvrage militaire du XIXe siècle intégré au système Séré de Rivières, conçu après la défaite française de 1871. Situé à Villey-le-Sec en Meurthe-et-Moselle, il est le seul exemple d’une enceinte fortifiée entourant un village existant, préservé car éloigné des combats de la Première Guerre mondiale. Sa construction, décidée en 1874, visait à verrouiller l’accès sud-est de Toul, dans le cadre du camp retranché protégeant les Hauts de Meuse.
Construit entre 1875 et 1879 par l’entreprise Morel, le fort s’étend sur 40 000 m2 et fut modernisé en 1888 puis entre 1903 et 1914. L’évolution des obus (mélinite) en 1885 rendit obsolètes ses murs de pierre, nécessitant des renforcements en béton et en métal. Quatre casernes en béton spécial furent ajoutées en 1890, et une batterie cuirassée avec tourelles de 155 mm fut amorcée en 1912, sans être achevée avant la guerre.
Pendant la Première Guerre mondiale, le fort, bien que proche du front stabilisé en 1914 (secteur Saint-Mihiel–Nancy), ne fut pas endommagé. La population fut évacuée, ne laissant que la garnison. Après 1918, il perdit son intérêt stratégique avec le rattachement de l’Alsace-Moselle. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands récupérèrent ses éléments métalliques.
Aujourd’hui, le fort est classé site inscrit depuis 1973 et géré par l’association La Citadelle, qui organise des visites de mai à septembre. Ses 20 hectares sont entretenus par des bovins highlands. Le réduit, la batterie sud (exemple d’architecture initiale en pierre), et le magasin à poudre de Bois-sous-Roche (devenu réserve naturelle pour chauves-souris) illustrent son évolution technique.
Le fort incluait aussi des ouvrages annexes : la redoute de Chaudeney (1889), des batteries dispersées sur le plateau, et un chemin de fer Péchot (voie de 0,60 m) pour le ravitaillement. Ce réseau, partiellement reconstitué, est aujourd’hui utilisé pour des visites touristiques. L’ensemble reflète 40 ans d’innovations militaires, de 1875 aux prémices de la Grande Guerre.