Frise chronologique
1700
Projet initial de Vauban
Projet initial de Vauban
1700 (≈ 1700)
Première étude de fortification des Têtes.
1721
Début des travaux
Début des travaux
1721 (≈ 1721)
Construction lancée sous Berwick et Tardif.
1734
Achèvement du fort
Achèvement du fort
1734 (≈ 1734)
Considéré comme terminé cette année.
1815
Désaffectation de la chapelle
Désaffectation de la chapelle
1815 (≈ 1815)
Transformée en caserne après cette date.
juin 1940
Seul bombardement connu
Seul bombardement connu
juin 1940 (≈ 1940)
Attaque durant la Seconde Guerre mondiale.
8 juin 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
8 juin 1989 (≈ 1989)
Façades et toitures classées, fort inscrit.
7 juillet 2008
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
7 juillet 2008 (≈ 2008)
Patrimoine mondial de l'humanité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (cad. B 1190) : classement par arrêté du 8 juin 1989 - Le fort, à l'exclusion des parties classées, mais y compris l'ensemble des terrains nus attenants (cad. B 1190) : inscription par arrêté du 8 juin 1989
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Auteur du projet initial en 1700. |
| Maréchal de Berwick - Commanditaire des travaux |
Lance la construction en 1721. |
| Ingénieur Tardif - Collaborateur de Berwick |
Participe à la conception du camp. |
| Marquis d'Asfeld - Maître d'œuvre principal |
Supervise l'achèvement du fort. |
Origine et histoire
Le Fort des Têtes, aussi appelé Fort des Trois Têtes, est une fortification militaire édifiée à 1 440 mètres d'altitude sur le plateau des Têtes, dominant la ville de Briançon dans les Hautes-Alpes. Imaginé initialement par Vauban dans son projet de 1700, sa construction débute en 1721 sous la direction du maréchal de Berwick et de l'ingénieur Tardif, puis est reprise par le marquis d'Asfeld. Le fort, achevé vers 1734, fait partie d’un système défensif relié à Briançon par le Pont d'Asfeld et au fort du Randouillet par une communication bastionnée. Son rôle était de protéger la ville contre les invasions, bien qu’il n’ait jamais subi d’attaque majeure, excepté en juin 1940.
Le fort présente un plan bastionné régulier, avec des lignes de défense sur le front de gorge et des bâtiments logistiques à l’intérieur de l’enceinte : casernes (dont une à trois étages avec toit à deux pans), poudrières (l’une voûtée en berceau, une autre en briques dans une caverne), corps de garde, et une ancienne chapelle transformée en caserne après 1815. La Porte royale, ouvrage d’entrée à deux niveaux, et l’arsenal central (voûté en anse-de-panier avec un escalier à trois volées) témoignent de son architecture militaire sophistiquée. Bien que certains bâtiments prévus n’aient jamais été construits, l’ensemble forme un exemple remarquable d’urbanisme militaire du XVIIIe siècle.
Classé monument historique le 8 juin 1989 pour ses façades et toitures, le fort est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO le 7 juillet 2008, reconnaissant sa valeur universelle. Un arrêté de classement du 10 décembre 2025 (non encore effectif à la date des sources) doit se substituer aux protections antérieures. En 2018, un projet de reconversion du fort en nouveau quartier urbain est envisagé, marquant une transition de son usage militaire vers une intégration civile. Le site reste propriété de la commune de Briançon, soulignant son importance patrimoniale locale et nationale.