Fort Dorsner (également sur commune d'Auxelles-Bas)

Fort Dorsner (également sur commune d'Auxelles-Bas)

  • Auxelles-Bas
Fort Dorsner
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Fort Dorsner
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Fort Dorsner
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Fort Dorsner
Fort Dorsner
Fort Dorsner
Fort Dorsner
Fort Dorsner
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Fort Dorsner également sur commune dAuxelles-Bas
Crédit photo : Thomas Bresson - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1875-1879
Construction initiale
1880
Équipement en tourelles
1888
Modernisation du fort
1915
Aménagements guerre mondiale
18 juin 1940
Seconde Guerre mondiale
1940
Seconde guerre mondiale
1941
Démantèlement allemand
1988
Restauration du fort
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort, jusqu'aux contrescarpes des fossés (cad. Giromagny AM 10 ; Auxelles-Bas B 463) : inscription par arrêté du 13 décembre 1995

Personnages clés

Jean Philippe Raymond Dorsner Général d’Empire après qui le fort a été brièvement nommé.

Origine et histoire

Fort Dorsner, ou fort de Giromagny, est un ouvrage du système Séré de Rivières situé sur les communes d’Auxelles-Bas et de Giromagny, dans le rideau de défense de la Haute-Moselle. Nommé brièvement d’après le général d’Empire Jean Philippe Raymond Dorsner, il a été construit entre 1875 et 1879. Conçu pour accueillir environ 650 hommes, le fort disposait à l’origine d’une cinquantaine de pièces d’artillerie. Il a été modernisé en 1888, avec la construction de magasins-cavernes et le renforcement au béton des caponnières, puis adapté pendant la Première Guerre mondiale par l’ajout d’un abri-caverne et d’observatoires. L’ouvrage a reçu les deux premières tourelles Mougin : la tourelle A équipée d’affûts Saint-Chamond et la tourelle B, d’abord avec affûts Mougin puis Saint-Chamond en 1881. Le 18 juin 1940 la garnison tira quelques projectiles sur les troupes allemandes avant de se rendre. En 1941, les autorités allemandes firent retirer par des ouvriers du Service du travail obligatoire les éléments métalliques les plus importants, notamment les deux tourelles, l’une ayant servi l’année précédente dans un film de propagande, qui furent finalement expédiées vers les fonderies du IIIe Reich. Après la libération, en novembre 1944, le fort servit de poste d’observation à un détachement du 411e RTA. Resté à l’abandon pendant plusieurs décennies, il fut acquis en 1988 par la commune de Giromagny, qui confia la restauration et l’entretien à l’Association du Fort Dorsner (AFD).

Après la crise de l’obus-torpille, il avait été envisagé de remplacer les caponnières par des coffres de contrescarpe ; faute de crédits, les caponnières existantes furent simplement renforcées au béton. Les deux magasins-cavernes, édifiés en 1888 en réponse à la même crise, furent dotés d’un éclairage électrique à piles qui, jugé trop souvent défaillant, fut ensuite remplacé par un éclairage à lampe à huile. L’abri-caverne construit en 1915 visait à protéger la troupe d’une attaque aérienne : sa charpente métallique soutenait un doublage en tôle destiné à canaliser les eaux de condensation et d’infiltration vers un petit souterrain débouchant à l’extérieur du fort.

Liens externes