Construction du fort 1875-1879 (≈ 1877)
Ouvrage du système Séré de Rivières.
1888
Modernisation en béton
Modernisation en béton 1888 (≈ 1888)
Magasins-cavernes et caponnières renforcées.
1915
Construction abri-caverne
Construction abri-caverne 1915 (≈ 1915)
Protection contre les bombardements aériens.
18 juin 1940
Reddition face aux Allemands
Reddition face aux Allemands 18 juin 1940 (≈ 1940)
Derniers tirs avant la capitulation.
1941
Démantèlement par les Allemands
Démantèlement par les Allemands 1941 (≈ 1941)
Tourelles envoyées aux fonderies du Reich.
1988
Rachat par Giromagny
Rachat par Giromagny 1988 (≈ 1988)
Début de la restauration par l’AFD.
13 décembre 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 décembre 1995 (≈ 1995)
Protection officielle du fort.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort, jusqu'aux contrescarpes des fossés (cad. Giromagny AM 10 ; Auxelles-Bas B 463) : inscription par arrêté du 13 décembre 1995
Personnages clés
Jean Philippe Raymond Dorsner - Général d’Empire
Hommage par le nom du fort.
Raymond Adolphe Séré de Rivières - Général et ingénieur militaire
Concept du système défensif éponyme.
Origine et histoire
Le fort Dorsner, également appelé fort de Giromagny, a été édifié entre 1875 et 1879 dans le cadre du système défensif Séré de Rivières, conçu après la défaite française de 1871. Intégré au rideau de défense de la Haute Moselle, il était prévu pour abriter 650 hommes et une cinquantaine de pièces d’artillerie. Son nom rend hommage au général d’Empire Jean Philippe Raymond Dorsner, bien que sa construction soit postérieure à son époque.
Modernisé en 1888 avec des magasins-cavernes et des renforcements en béton, le fort a également subi des aménagements pendant la Première Guerre mondiale, comme la construction d’un abri-caverne. En juin 1940, sa garnison tira quelques obus sur les troupes allemandes avant de capituler. Les occupants allemands démantelèrent ensuite ses équipements métalliques, dont deux tourelles Mougin, envoyées vers les fonderies du IIIe Reich en 1941.
Après la Libération, le fort servit brièvement de poste d’observation en novembre 1944 pour le 411e Régiment de Tirailleurs Algériens. Abandonné jusqu’en 1988, il fut alors racheté par la commune de Giromagny et confié à l’Association du Fort Dorsner (AFD) pour sa restauration. Aujourd’hui, il témoigne de l’architecture militaire du XIXe siècle et des adaptations successives face aux évolutions technologiques, comme la crise de l’obus-torpille.
Parmi ses caractéristiques notables, le fort conserve une caponnière double renforcée au béton, initialement prévue pour être remplacée par des coffres de contrescarpe, ainsi que des magasins-cavernes équipés à l’origine d’un éclairage électrique, remplacé par des lampes à huile en raison de pannes fréquentes. Un abri-caverne, construit en 1915, illustre les adaptations pour protéger les troupes des bombardements aériens.
Classé Monument Historique en 1995, le fort Dorsner est un exemple représentatif des fortifications de l’Est de la France, marquant à la fois l’héritage du général Séré de Rivières et les bouleversements des deux guerres mondiales.
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