Fort du Bugull à Locmaria dans le Morbihan

Fort du Bugull

  • 56360 Locmaria
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1747
Armement de la batterie
Fin du XVIIe siècle
Construction initiale batterie
1858
Construction corps de garde
1862
Mise en place plates-formes
1889
Déclassement du fort
Fin du XVIIIe siècle
Construction seconde batterie
2000
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort constitué d'une ancienne batterie XVIIIe siècle et d'un corps de garde type 1846 (cad. ZB 343, 342) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000

Personnages clés

Vauban Ingénieur militaire ayant reconnu l'importance stratégique du site en 1689.

Origine et histoire

Le fort du Bugull est situé sur la pointe du Bugul, sur la côte nord de Locmaria, Belle-Île-en-Mer (Morbihan, Bretagne). Il se compose d'un parapet d'artillerie en terre encore en place, d'une batterie du XVIIe siècle et d'un corps de garde de type 1846 n°3 construit en 1858. Lors de son passage en 1689, Vauban a reconnu l'importance de la position pour la défense des Grands Sables et de l'anse de Port Yorc'h et a demandé la construction de plusieurs batteries. Une batterie est attestée à l'extrémité de la pointe dès la fin du XVIIe siècle et elle est encore mentionnée en 1705. En 1747 elle était armée de deux canons de 36 livres, un de 24 livres, quatre de 12 livres et d'un mortier. Une seconde batterie, située soixante-dix mètres en arrière, a été construite à la fin du XVIIIe siècle. En 1803 et en 1813 la batterie basse était armée d'un mortier de 12 pouces, tandis que la batterie haute portait trois canons de 24 livres. Outre le corps de garde et le magasin à poudre situés dans la partie basse, la position était équipée d'un fourneau à réverbère dans la partie haute. La Commission mixte d'armement des côtes de 1841 a conservé la batterie du Bugul pour contribuer à la défense des Grands Sables et lui a affecté deux canons de 30 livres et quatre obusiers de 22 cm ; un corps de garde défensif n°2 devait servir de réduit. Les études et projets menés entre 1847 et 1858 ont suscité des débats entre ingénieurs sur la réutilisation de la batterie basse et la construction d'une batterie haute ; le Comité des fortifications s'est prononcé à plusieurs reprises en faveur d'un ouvrage haut composé de parapets reliés par des traverses ou par un épaulement continu. L'épaulement de la batterie a été construit en 1858, le corps de garde crénelé pour trente hommes en 1858-1859, et les dés en maçonnerie des plates-formes d'artillerie ont été mis en place en 1862. Avec les batteries de la Biche et de La Ferrière, la batterie du Bugul a fait partie des premiers ouvrages du programme de la commission de 1841 entrepris à Belle-Île. La batterie n'a pas été conservée par la commission de défense des côtes en 1874 ; l'ouvrage a été déclassé par la loi du 27 mai 1889, versé aux Domaines le 26 juin 1890 et vendu le 11 septembre 1891 à un négociant de Palais. Au cours du XXe siècle le corps de garde a été transformé en logement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un petit détachement allemand chargé de la surveillance de la côte a stationné sur le site. Le fort, comprenant la batterie et le corps de garde, a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 30 octobre 2000.

Liens externes