Frise chronologique
1746
Construction du fort
Construction du fort
1746 (≈ 1746)
Édifié pour défendre la baie de La Forêt.
1794
Renforcement de l'armement
Renforcement de l'armement
1794 (≈ 1794)
Quatre canons de 36 livres installés.
1940-1944
Occupation allemande
Occupation allemande
1940-1944 (≈ 1942)
Deux blockhaus construits sur le site.
28 novembre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique
28 novembre 1962 (≈ 1962)
Protection officielle du fort.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort (cad. AM 74) : classement par arrêté du 28 novembre 1962
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Attribué comme maître d'œuvre (source incertaine). |
Origine et histoire
Le fort du Cabellou est une fortification côtière construite en 1746 à Concarneau, en Bretagne, pour renforcer la défense de la baie de La Forêt. Complétant les ouvrages de Beg Meil, il couvrait une zone stratégique entre la pointe de la Jument et Beg Meil. Initialement armé de quatre canons de 24 livres, son armement fut renforcé en 1794 avec des pièces de 36 livres, servies par 24 canonniers. Son architecture radio-concentrique inclut un corps de garde, une poudrière voûtée résistante aux boulets, et six embrasures orientées vers la mer.
Le fort devint obsolète au XIXe siècle en raison des progrès de l’artillerie, avant d’être réutilisé pendant la Seconde Guerre mondiale par les Allemands, qui y adjoignirent deux blockhaus. Classé monument historique en 1962, il appartient depuis 1960 à la commune de Concarneau. Son plan en fer à cheval et ses éléments défensifs (demi-bastions, parapet) illustrent les techniques militaires du XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il témoigne aussi de la vie culturelle bretonne, accueillant parfois des sonneurs de biniou et bombarde.
Attribué à l’ingénieur militaire Vauban — bien que cette paternité soit discutée dans les sources —, le fort incarne l’effort de protection des côtes bretonnes sous l’Ancien Régime. Son déclassement au XIXe siècle et sa réutilisation durant la Seconde Guerre mondiale reflètent son adaptation aux conflits successifs. La poudrière, avec son toit en pierre à degrés, et l’entrée protégée par des demi-bastions restent des exemples remarquables de l’architecture défensive de l’époque.