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Fort du Gros Rocher au Palais dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine militaire
Fort
Patrimoine défensif

Fort du Gros Rocher

    Fort du Gros Rocher
    56360 Le Palais
Propriété d'une société privée
Fort du Gros Rocher
Fort du Gros Rocher
Fort du Gros Rocher
Fort du Gros Rocher
Fort du Gros Rocher
Fort du Gros Rocher
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1689
Demande de construction par Vauban
1705
Premier armement enregistré
fin XVIIe siècle
Construction de la batterie initiale
1859
Modernisation et corps de garde
1877-1881
Première refonte moderne
1891-1892
Seconde modernisation
1915-1916
Désarmement et envoi au front
1961
Vente à un particulier
30 octobre 2000
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort (à l'exclusion de la maison d'habitation XXe siècle) , composé de la redoute de la fin du XVIIe siècle, du fort constitué d'un réduit type 1846, d'un ensemble de plates-formes de tir et de traverses de la fin du XIXe siècle, et d'un mur d'enceinte (cad. ZK 157, 158) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Ordone la construction en 1689.

Origine et histoire

Le Fort du Gros Rocher, implanté sur la commune du Palais à Belle-Île-en-Mer, se compose d’un ensemble défensif échelonné entre la fin du XVIIe siècle et la fin du XIXe siècle. Il comprend une batterie semi-circulaire en maçonnerie édifiée à l’extrême fin du XVIIe siècle sur un îlot accessible à marée basse, ainsi qu’un corps de garde crénelé de type 1846 intégré à une batterie modernisée entre 1880 et 1892. Ces aménagements reflètent les adaptations successives aux progrès de l’artillerie côtière, avec des phases de construction marquées en 1689 (sur demande de Vauban), 1859, et 1877-1892.

La première mention de la batterie remonte à la fin du XVIIe siècle, lorsque Vauban, lors de son passage à Belle-Île en 1689, ordonne sa construction pour renforcer la défense de l’île. Armée dès 1705 de canons de 36, 24 et 12 livres, elle est complétée au XVIIIe siècle par une seconde batterie terrestre. Les guerres de la Révolution et de l’Empire voient son réarmement, avec des canons de 18 à 36 livres et des mortiers, avant une modernisation majeure au XIXe siècle. En 1859, un corps de garde défensif et une plate-forme pour mortier de 32 cm sont ajoutés, suivis par des refontes en 1877-1881 et 1891-1892 pour adapter l’armement (canons de 24 cm et 95 mm).

Le site connaît un déclin militaire après son désarmement en 1915-1916, lorsque son matériel est envoyé sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands l’utilisent comme dépôt de vivres et munitions. Vendue à un particulier en 1961, la batterie conserve des vestiges significatifs : l’enceinte semi-circulaire du XVIIe siècle, le réduit de 1846 partiellement enterré, et les plates-formes d’artillerie de la fin du XIXe siècle. Les aménagements résidentiels ultérieurs, comme une maison construite sur le massif central, coexistent avec ces traces historiques.

La batterie du Gros Rocher s’inscrit dans un réseau défensif plus large de Belle-Île, aux côtés des sites de Ramonette et Taillefer, modernisés après 1870 pour contrer les menaces maritimes. Son évolution illustre les stratégies militaires françaises, depuis les fortifications vaubaniennes jusqu’aux adaptations face à l’artillerie industrielle. Classé Monument Historique en 2000 (à l’exclusion des constructions résidentielles du XXe siècle), le site témoigne aujourd’hui de cette histoire pluriséculaire, bien que sa localisation précise reste d’une précision médiocre (niveau 6/10).

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