Décision de construction 1683 (≈ 1683)
Vauban ordonne la construction du fort.
1694
Début des travaux
Début des travaux 1694 (≈ 1694)
Construction dirigée par Vauban.
1875
Modernisation torille
Modernisation torille 1875 (≈ 1875)
Abri pour canots porte-torpilles.
1885-1886
Batterie du ravin
Batterie du ravin 1885-1886 (≈ 1886)
Construction d’une batterie secrète.
1906
Incendie partiel
Incendie partiel 1906 (≈ 1906)
Dégâts causés par un feu.
2014
Classement MH
Classement MH 2014 (≈ 2014)
Protection intégrale du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort en totalité, le port (môle, digues), la rampe du funiculaire, la batterie de rupture dite du ravin (murs d'enceinte, traverses-abris, et poudrière), leurs sols d'assiette respectifs y compris les sols situés en avant des murs ouest, nord et est qui correspondent aux anciens fossés d'escarpe aujourd'hui comblés, ainsi que les vestiges du poste expérimental lance-torpilles(cad. H 763, 1456 et sur le domaine public maritime non cadastré, tels que représentés en route sur le plan annexé à l'arrêté) : classement par arrêté du 21 janvier 2014
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Concepteur du fort en 1694.
Paul-Louis Mollart - Ingénieur
Dirigea la grande batterie (1684-1687).
Origine et histoire
Le fort du Mengant (ou fort du Léon), situé à Plouzané en Bretagne, fut édifié dès 1694 sous la direction de Vauban pour sécuriser la rade de Brest. Il intègre une batterie haute à 58 mètres d’altitude, autrefois dotée d’une tour d’artillerie aujourd’hui détruite, et une batterie basse en demi-cercle abritant deux poudrières. Ce dispositif complétait la batterie de Cornouaille, sur la rive opposée, pour croiser leurs tirs et contrôler l’accès au goulet. Un projet de batterie sur l’écueil de la Roche Mengant, au centre du goulet, fut abandonné en raison des courants et marées.
Vers 1875, le ministère de la Marine y ajusta un abri pour canots porte-torpilles, modernisant la défense face aux nouvelles menaces. Une digue fut construite pour former un petit port, tandis qu’une batterie secrète, dite du ravin, fut érigée en 1885-1886. En 1905, le site abritait quatre canons de 320 mm à ciel ouvert, limités à un champ de tir de 30 degrés. Un incendie en 1906 endommagea partiellement les bois environnants.
Aujourd’hui, la partie basse est gérée par le club nautique de la Marine, tandis que la partie haute sert aux essais de radars. Une rampe construite dans les années 1960 permet d’acheminer du matériel par mer. Classé Monument Historique en 2014, le fort illustre l’évolution des fortifications côtières du XVIIe au XXe siècle, adaptées aux progrès de l’armement naval.
Le site comprend aussi les vestiges d’un poste expérimental lance-torpilles et une rampe de funiculaire. Son architecture, mêlant courtines et poudrières, reflète le génie militaire de Vauban et ses successeurs. La Roche Mengant, écueil redouté, reste un symbole des défis maritimes du goulet, marqué par des naufrages comme celui du Républicain (1794) ou l’échouage du cuirassé Charles Martel (1897).
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