Construction du fort XVIIe siècle (≈ 1750)
Intégration à la ceinture défensive de Vauban.
1885
Déclassement militaire
Déclassement militaire 1885 (≈ 1885)
Rétrocession à la ville de Saint-Malo.
29 octobre 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 octobre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle du fort.
8 août 1945
Inscription du site
Inscription du site 8 août 1945 (≈ 1945)
Reconnaissance patrimoniale de l’îlot.
Années 2000
Bail emphytéotique signé
Bail emphytéotique signé Années 2000 (≈ 2000)
Restauration confiée à Alain-Etienne Marcel.
Depuis 2015
Financement participatif
Financement participatif Depuis 2015 (≈ 2015)
Locations Airbnb pour la restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort du Petit Bé : classement par arrêté du 29 octobre 1921
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Concepteur de la ceinture défensive.
Siméon Garangeau - Ingénieur malouin
Constructeur du Fort du Petit Bé.
Alain-Etienne Marcel - Restaurateur et gestionnaire
Responsable des travaux depuis 2000.
Origine et histoire du Fort du Petit Bé
Le Fort du Petit Bé, situé sur une île à quelques centaines de mètres des remparts de Saint-Malo, a été construit au XVIIe siècle dans le cadre d’une ceinture défensive imaginée par Vauban. Destiné à protéger la ville des escadres ennemies, notamment anglaises ou hollandaises, il s’intégrait à un réseau de fortifications incluant le Fort National, le Fort Harbour et les remparts de Saint-Malo. L’ingénieur malouin Siméon Garangeau en a dirigé la construction, créant une plateforme équipée d’un bâtiment de trois niveaux, d’une citerne et de deux bastions, capable d’accueillir 160 soldats pour servir 19 canons et 2 mortiers.
Propriété de l’armée française jusqu’en 1885, le fort a ensuite été rétrocédé à la ville de Saint-Malo. Classé Monument Historique en 1921 et inscrit comme site en 1945, il a fait l’objet de projets de restauration à partir des années 1970. Dans les années 2000, Alain-Etienne Marcel a signé un bail emphytéotique pour sa gestion et sa restauration, partiellement financée depuis 2015 par des locations via Airbnb. L’architecture du fort, typique des fortifications à la Vauban, comprend un carré flanqué de bastions et un bâtiment rectangulaire pour loger la garnison.
Le fort se compose d’une batterie en fer à cheval avec 19 embrasures et deux demi-bastions équipés de créneaux à mousqueterie. Son édifice principal, rectangulaire et sur deux étages, était conçu pour abriter les troupes. Les travaux de Siméon Garangeau, sous l’influence des plans de Vauban, reflètent les techniques militaires de l’époque, adaptées à la défense côtière. Aujourd’hui, le site reste un témoignage majeur de l’histoire militaire bretonne et de l’ingénierie défensive du XVIIe siècle.