Frise chronologique
1709
Occupation initiale
Occupation initiale
1709 (≈ 1709)
Maréchal de Berwick fait occuper la butte.
1718
Projet de Vauban
Projet de Vauban
1718 (≈ 1718)
Plans élaborés pour le fort.
1724-1734
Construction du fort
Construction du fort
1724-1734 (≈ 1729)
Travaux dirigés après les plans.
1833
Modernisation batterie
Modernisation batterie
1833 (≈ 1833)
Remplacement par modèle Haxo.
1874-1890
Ajout magasins à poudre
Ajout magasins à poudre
1874-1890 (≈ 1882)
Trois magasins construits.
26 janvier 1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 janvier 1989 (≈ 1989)
Façades et toitures protégées.
7 juillet 2008
Classement UNESCO
Classement UNESCO
7 juillet 2008 (≈ 2008)
Intégré au patrimoine mondial.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (cad. B 1189) : classement par arrêté du 26 janvier 1989 - Le fort, à l'exclusion des parties classées, mais y compris l'ensemble des terrains nus attenants (cad. B 1189) : inscription par arrêté du 26 janvier 1989
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Auteur du projet initial (1718). |
| Maréchal de Berwick - Commanditaire militaire |
Ordonna l'occupation en 1709. |
| Ingénieur Tardif - Responsable des travaux |
Dirigea les premiers aménagements. |
Origine et histoire
Le fort du Randouillet est une fortification édifiée au 1er quart du XVIIIe siècle, surplombant la ville de Briançon à 1 604 mètres d'altitude. Conçu pour verrouiller le passage par la rive gauche de la Durance et surveiller la vallée de Cervières, il s’intègre dans un système défensif incluant le fort des Têtes et l’ouvrage de la Communication Y. Son nom viendrait des randouilles, terme local désignant les hirondelles nichant sur ses parois rocheuses.
Le projet initial fut imaginé par Vauban en 1718, bien que sa construction n’ait débuté qu’en 1724 pour s’achever en 1734. Le fort se compose d’un donjon abritant les batteries et d’une enceinte basse logeant les infrastructures. La batterie supérieure, cœur du donjon, comprend une caserne voûtée, une poudrière et cinq casemates desservies par une galerie. Entre 1833 et 1890, des modifications furent apportées, comme le remplacement de la batterie centrale par un modèle casematé de type Haxo et l’ajout de magasins à poudre.
Classé aux monuments historiques depuis 1989 pour ses façades et toitures, le fort a également été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. À l’époque contemporaine, il était relié à Briançon par un téléphérique militaire. Aujourd’hui, le Service du Patrimoine organise des visites guidées pour le public.
L’histoire du fort remonte à 1709, lorsque le maréchal de Berwick fit occuper la butte du Randouillet sous la direction de l’ingénieur Tardif. Les travaux définitifs, basés sur les plans de 1718 et 1722, marquèrent l’aboutissement d’un projet stratégique pour la défense de la frontière alpine. Le fort perdit progressivement son rôle central avec la construction de nouvelles fortifications, passant en seconde ligne à la fin du XIXe siècle.