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Propriété privée
66190 Collioure, Fort Dugommier
Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1844–1852
Construction du fort
Construction du fort 1844–1852 (≈ 1848)
Remplace la redoute du Pallat.
Fin XIXe siècle
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Obsolescence face à l'artillerie moderne.
1997
Début de la restauration
Début de la restauration 1997 (≈ 1997)
Par une association locale.
19 mai 2003
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 19 mai 2003 (≈ 2003)
Protection du fort en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort en totalité, y compris le glacis (cad. AY 104, 105, 119) : inscription par arrêté du 19 mai 2003
Personnages clés
Jacques François Dugommier - Général français (1738–1794)
Hommage posthume par le nom.
Origine et histoire du Fort Dugommier
Le fort Dugommier est un ouvrage militaire fortifié édifié entre 1844 et 1852 sur la commune de Collioure, dans les Pyrénées-Orientales. Il remplace une ancienne redoute en pierres sèches appelée du Pallat et se distingue par son glacis empierré, une particularité architecturale rare. Dès son achèvement, il est rendu obsolète par les progrès de l'artillerie, ce qui conduit à son démantèlement partiel à la fin du XIXe siècle : les citernes, deux salles et un fossé interne sont comblés avec les débris du casernement supérieur.
Abandonné pendant un siècle, le fort est laissé à l'état de ruine jusqu'en 1997, date à laquelle une association entreprend sa restauration. Il est finalement inscrit aux monuments historiques en 2003 pour son intérêt patrimonial. L'ouvrage conserve des éléments défensifs remarquables, comme un fossé parementé, des salles souterraines de contre-feu reliées par une galerie voûtée, et un pont-levis donnant accès au casernement. Son altitude (223 m) et sa position près de la limite sud de Collioure en faisaient un point stratégique pour la surveillance de la côte des Albères.
Le fort tire son nom du général Jacques François Dugommier (1738–1794), une figure militaire de la Révolution française, bien que sa construction soit postérieure de plusieurs décennies à sa mort. Son architecture reflète les techniques de fortification du milieu du XIXe siècle, marquées par l'adaptation aux nouvelles menaces artillerie. Aujourd'hui, il témoigne de l'évolution des systèmes défensifs côtiers en France et de leur déclin rapide face à l'innovation technologique.