Fort Fleur-d'Epée

Fort Fleur-d'Epée

  • 97190 au Gosier
Fort Fleur-dEpée
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Fort Fleur-dEpée
Crédit photo : bobyfume - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1750-1763
Construction initiale
1793
Transformation en ouvrage permanent
1794
Prise et reprise du fort
1801-1802
Renforcement du fort
Années 1830
Travaux majeurs
1854
Abandon du fort
21 mars 1979
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort Fleur-d'Epée (cad. AC 223) : inscription par arrêté du 21 mars 1979

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban Ingénieur militaire ayant conçu les plans du fort.
Labé de Talsy Ingénieur ayant édifié une batterie sur le morne Fleur d'Épée.
Gouverneur Collot Gouverneur ayant décidé de transformer la batterie en un ouvrage permanent.
Victor Hugues Commandant français ayant repris le fort aux Anglais.
Charles Étienne Rouyer Général français grièvement blessé lors de la reprise du fort.
Louis Delgrès Leader de la révolte contre le rétablissement de l'esclavage.
Napoléon Bonaparte Empereur ayant rétabli l'esclavage, provoquant des soulèvements.

Origine et histoire

Le fort Fleur-d'Épée, la plus importante fortification de Grande-Terre en Guadeloupe, est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 21 mars 1979. Il se situe sur les hauteurs de la commune du Gosier et domine de plusieurs dizaines de mètres la Grande Baie, en face de la pointe de la Verdure. Le fort trouve son origine dans le constat que le fort Louis ne protégeait pas tous les mouillages, en particulier celui de la Grande Baie ; pour y remédier l'ingénieur Labé de Talsy édifia une batterie sur le morne nommé Fleur d'Épée. En 1793 le gouverneur Collot décida de transformer cette batterie en ouvrage permanent, achevé sous l'Empire. D'autres sources attribuent la construction du fort à des plans de Sébastien Le Prestre de Vauban et situent des travaux entre 1750 et 1763. Le fort fut pris par les Anglais le 2 avril 1794, puis repris dans la nuit du 6 au 7 juin 1794 par un bataillon français commandé par Victor Hugues et le général Charles Étienne Rouyer, ce dernier ayant été grièvement blessé durant l'assaut. Aidés d'anciens esclaves affranchis par le décret d'abolition du 4 février et de colons républicains, les défenseurs repoussèrent les nouvelles tentatives anglaises ; les troupes britanniques furent finalement expulsées de la Guadeloupe le 11 décembre 1794. Le fort fut renforcé en 1801-1802 lors des soulèvements provoqués par le rétablissement de l'esclavage par Napoléon Bonaparte et la révolte de Louis Delgrès. Dans les années 1830 d'importants travaux furent réalisés, notamment le creusement d'un fossé, le rehaussement de l'enceinte et du rempart, ainsi que la construction d'un pont-levis et d'une nouvelle entrée. Au milieu du XIXe siècle, la proximité du morne Mascot révéla les faiblesses du site et, le 22 février 1854, le comité des fortifications proposa son abandon définitif ; il fut déclassé et abandonné la même année. Le conseil général de Guadeloupe établit à la fin 2003 un inventaire des inscriptions et gravures présentes dans le fort, recensant plus de deux cents motifs datés de 1812 à 2002. Implanté selon la forme du morne, le fort présente une silhouette oblongue et, contrairement aux forts militaires traditionnels, dépourvue d'éléments défensifs extérieurs visibles. Il comprend des boyaux et galeries souterrains desservant de petites salles ; la poudrière et la cuisine avec son four restent encore bien visibles. Les vastes couloirs accueillent ponctuellement au fil de l'année des expositions d'art. L'origine du nom Fleur d'Épée demeure incertaine ; on suppose qu'il renvoie au sobriquet d'un soldat qui occupa cet emplacement.

Liens externes

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